Cf. en faveur de celte théorie, Act , xx, 7 sq
3. 11 va sans dire que nous nous abstenons de toute fixation chronologique pour l'histoire de ce développement.
U. Ce qui tendrait à montrer que tout ce développement s'est accompli de bonne heure, pendant les années où l'Église naissante se trouva sous l'influence presque exclusive du judaïsme. Remarquons que Jésus n'avait pas imposé de nom, il dit : toùto, Matth. xxvi, 26, 28; Marc, xiv, 22, 2U ; Luc. XXII, 17, 19. Pour la liturgie, nous retrouvons l'influence asiatique que nous avons constatée déjà. La lettre de Firmilien à saint Cyprien concernant la procédure à suivre pour le baptême des hérétiques et pour les jours de station, concorde avec l'Asie et diffère de l'usage romain. L. DUCHESNE, Origines du culte chrétien, in-8°, Paris, 1898, p. 220 sq. Par contre, LeBlant signale des analogies verbales, telles que : qui nos precesserunt, refrigerium, mais elles prêtent à des objections.
veloppa, gagna de proche en proche sur le cours de l'année qui se mit à graviter autour d'elle; elle s'annexa une préparation, le carême, et un complément, le temps pascal, qui isolèrent trois mois de Fannée. La Pentecôte, autre solennité juive, entra dans la dépendance de la Pâque ; puis survinrent d'autres anniversaires, mais ceux-ci consacrés aux martyrs. A partir de ce moment, nous rencontrons les textes positifs, c'est cet état de choses que nous décrivent les écrivains africains.
A la fin du ii^ siècle, c'est-à-dire à l'heure où elle entre dans l'histoire, l'Église d'Afrique a rompu toute attache avec le culte et le calendrier juifs : Nobis quibus sabbata extranea sunt et neomeniae et feriae a Deo aliquando dilectae \ écrit Tertullien, et ailleurs : Pe7' Jesum nunc quoque concussum est sabbatum ^. Il est intéressant de rapprocher de ces paroles une lampe trouvée à Carthage représentant le serpent infernal et le chandelier à sept branches renversé, foulés aux pieds par le Christ^. Le samedi n'a cependant pas perdu tous ses privilèges, car certains fidèles prétendent que ce jour-là, comme le dimanche, on ne doit pas fléchir les genoux''. Un privilège ana-