‹ L'Afrique chrétienneChapitre 46 sur 280 · Tertullien, Ad uxorem, II, U ; Adv. ludaeos · texte numérisé non relu

Tertullien, Ad uxorem, II, U ; Adv. ludaeos

4. En la 5e année du règne de Gordien (= 242-243 apr. 7.-C.). A. Har- NACK, Gesch.der allchr. Litteralur, 1. 1, p. 720, n. 15; E. Hufmayr, Die pseudocyprianîsche Sclirift « De Pascha computus », in-S», Augsburg, 1896, revendique cet écrit pour un membre du clergé romain ; P. Monceaux, Hist. litt. de l'Afr. chrét., t. II, p. 97-102, écarte également cet écrit de la littérature africaine ; Corp. script, eccl. lat., édit. Hartel, t. III, p. 267. Notons que S. AUGUSTIN, Sermon CCII, reprochera aux donatistes de ne pas observer cette fête.

5. C'est le cas pour le Carême qui, au vi^ siècle, dans le calendrier de l'Église de Garthage, demeure exempt de fêtes de martyrs.

prenait une importance croissante : Ethnicis semel ajinuusdies^ quisque festus est: tibi octa^us quisqiie dies ^ ; il avait pris définitivement son titre de « jour du Seigneur », Z)o/7z/n/67^s dies^\ il avait ses privilèges et ses rites d'institution. Le jeûne et l'agenouillement sont interdits^; de plus, il y a vigile et célébration de l'eucharistie'^. Dans le cours de la semaine, nous voyons apparaître, à une époque dont la fixation reste fort difficile, deux jours particulièrement signalés, le mercredi et le vendredi, jours de jeûne et de pénitence que les fidèles ont coutume d'appeler jours de station. Il semble que ces jours n'aient pas obtenu en Afrique une approbation universelle, on chicane sur leur origine, ou bien on les représente comme des rigueurs purement montanistes; dans tous les cas, on souhaite voir un adoucissement de la discipline à leur endroit, et on réclame que le jeûne ne soit pas, en ces jours, prolongé au delà de none (3 heures de l'après-midi) ^. Ces stations sont indiquées dans les documents anciens et dans la Didachè^ mais on ne se montrait satisfait que si on parvenait à leur donner une interprétation quelconque. Peut-être ne faut-il pas chercher autre chose sinon dans la station du vendredi un mémento de la passion, une sorte de carême hebdomadaire ; dans la station du mercredi un mouvement de ferveur attribuant au jour central de la semaine un privilège destiné à le signaler ou simplement à satisfaire quelques esprits désireux de pénitence et imaginant par

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