Tertullien, Ad uxorem, I
7. C. I. L., n. 7924, cf. H. Leclercq, Actes des Martyrs, dans D. Cabrol, Dict. d'arch. et de liturg., 1. 1, col. 416; E. Le Blant, Inscript, chrét. de la Gaule, n. 563 ; D. Cabrol et D. Leclercq, Monum. Ecoles* liturg., t. I, p. CLX.
Domini ^ ; formules qui se retrouveront sur les diptyques, dans les oraisons, dans les inscriptions, dans les martyrologes. On emploie Fencens lors de la sépulture^, on prie pour ceux qui ne sont plus, on sollicite pour eux l'obtention d'un lieu de rafraîchissement et l'admission parmi les élus : pro anima ejus orat et refrigerium intérim adpostulat et ei in prima resurrectione consortium ^. Ces derniers mots nous font entrevoir la distinction la plus grave que l'on commença à faire entre les morts et les martyrs. TertulMen enseigna que les martyrs entraient dans le paradis sans aucun délai ^' ; quant aux fidèles qui n'avaient pas confessé le Christ dans les supplices, les opinions étaient partagées. Deux courants d'opinions divisaient les esprits : suivant les uns, l'âme ou juste ou purifiée était admise près de Dieu dès l'instant où elle quittait la terre ; suivant d'autres, le ciel lui restait fermé jusqu'au jour de la résurrection. « Le ciel n'est ouvert à personne tant que la terre subsiste, » écrit Tertullien ^; et il développe sa pensée dans sa réfutation de l'hérétique Marcion qui enseignait que ceux qui avaient cru à la Loi et aux prophètes étaient tourmentés en enfer, tandis que ceux qui avaient cru et obéi à Dieu et à Jésus-Christ étaient portés dans le sein d'Abraham. Or, être reçu dans le sein d'Abraham, c'est le rafraîchissement dans l'attente du dernier jour et de