S. Cyprien, Epîst
6. Epist. 2'i, 78, 79, 80 {inter Cyprianicas) ; cf. Commodien, Instructiones, II, 26.
78 L'AFRIQUE CHUETIENXE,
tium ^ . Peu de modifications sont intervenues après la paix de l'Église ; on voit, dans saint Augustin, la mention des chantres et, à l'époque de la persécution vandale, l'Eglise de Carthage compte un archidiacre désigné sous le nom de secundus in officio tninistrorum 2. '
Ce qui, dans cette hiérarchie, mérite de retenir l'attention, c'est la place qu'y tenait l'évêque de Carthage, qui avait, sans en porter officiellement le titre, le rang et les prérogatives de primat d'Afrique. Le primat de Carthage jouissait d'une situation considérable. Les Africains se flattaient eux-mêmes en relevant son prestige. Il semble que, jusqu'à la paix de l'Eglise, la situation, quoique florissante, des Eglises provinciales ait pu être connue directement par le primat d'Afrique 3. A partir du iv^ siècle, on commence à relever les mentions de primaties provinciales. Dès 305, il y avait un primat de Numidie^'; peut-être, dès 314, la Byzacène, la Tripolitaine et les Maurétanies en sont-elles pourvues ^ ; en 349, la Byzacène a son primat^; en 393, la Mau-