Id
3. Ad uxorern, I, 2. Le traité De fuga in persecutioyie, qui soutient l'opinion opposée, est de l'an 213.
^t. Passio S. Theodoli Ancyrani^ avec les réserves qui s'imposent depuis la critique de cette pièce par H. Delehaye, dans Analecta bollandiana, 1903, t. XXll.
payer rançon, mais il fut arrêté quelques jours plus tard, torturé et brûlé vif ^ Un écrit de Tertullien, daté de l'année 212, nous montre les épreuves auxquelles les chrétiens étaient soumis. « Aujourd'hui, dit-il, nous sommes dans le feu même de la persécution. Ceux-ci ont attesté leur foi par le feu, ceuxlà par le glaive, d'autres par la dent des bêtes. Il en est qui, ayant trouvé sous les fouets, dans la morsure des ongles de fer, un avant- goût du martyre, soupirent maintenant dans les cachots après sa consommation. Nous-mêmes, nous nous sentons traqués de loin, comme des lièvres destinés à tomber sous les coups du chasseur^. » Les morts eux-mêmes furent persécutés. Non seulement la foule se précipita dans les cimetières au cri de : Areae non sint^, mais on fouilla les tombeaux pour lacérer ou jeter à la voirie les cadavres des chrétiens^.
L'éditde Sévère avait commencé à s'exécuter^. On ignore les raisons qui modifièrent l'attitude d'abord bienveillante prise par l'empereur à l'égard des chrétiens. Il semble toutefois que ce prince fut un esprit trop avisé pour qu'on ne doive pas chercher à sa détermination un calcul fondé sur la situation respective des chrétiens et de l'État. L'antagonisme irréductible que nous avons signalé n'existait pas seulement entre les fidèles et les partisans des cultes indigènes. Presque vers le même temps où la religion chrétienne apparut, une religion d'Etat avait été inaugurée : le culte de Rome et d'Auguste. Il