‹ L'Afrique chrétienneChapitre 97 sur 280 · De fuga · texte numérisé non relu

De fuga

2. Ibid., 5 : Rutilius, sanclissiinus martyr, cum totiens fugisset persecutionem de loco in locum, etiam periculum, ut putabat, nummis redemisset, post totam securitatem quam sibi prospexerat ex inopinato apprehensus, et prsesidi oblatus, tormentis dissipatus... Deliinc ignibiis datus, passionem quam vitarat misericordiss Dei retulit.

tent, des nations en fureur, des tribuns qui diffament, des rois qui interrogent, des proconsuls qui dressent leurs tribunaux, le nom de César qui retentit. Pierre est mis à mort, Etienne lapidé, Jacques immolé, Paul décapité; voilà des faits écrits avec le sang. L'hérétique veut-il des preuves à l'appui de ce commentaire? Les annales de l'Empire parleront comme les pierres de Jérusalem. J'ouvre la vie des Césars : Néron, le premier, ensanglante à Rome le berceau de la foi. C'est alors que Pierre, attaché à la croix, est ceint par une main étrangère ; que Paul obtient le titre de citoyen romain, en renaissant par la noblesse de son martyre. Partout où je lis des faits de ce genre j'apprends à souffrir \ »

Le proconsulat de Scapula TertuUus fut une épreuve principalement pour les chrétiens de la Proconsulaire, car les légats de Numidie et de Maurétanie ne firent usage que du droit de glaive et dans la mesure prescrite par l'édit de Sévère ^. Sous le gouvernement de Scapula reparurent les plus mauvais jours. Les délateurs se montrèrent et opérèrent à coup sûr ; on vécut sous la « loi des suspects », les haines privées trouvèrent à se satisfaire sous le prétexte de l'intérêt public, il fallut supporter les violences des gens de guerre, cojicussiones militum ^, peut-être quelque chose d'analogue aux garnisaires. « On nous brûle vifs pour le nom du vrai Dieu, se disait-on, traitement qu'on n'inflige ni aux véritables ennemis publics, ni aux criminels de lèse-majesté '*. »

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