IRRIGATION
Pour rendre ces immenses terrains favorables à la culture, il était indispensable d’entreprendre des travaux de puits artésiens ou d’irrigation. La chose fut relativement facile, car toute la partie centrale de l’Afrique peut retenir, en raison de sa surface unie, une forte proportion des eaux pluviales qui s’accumulent dans des réservoirs souterrains placés à une faible distance de la surface.
Le gouvernement de la colonie du Cap acheta pour son compte un grand nombre de perforateurs qui sont mis gratuitement à la disposition des colons. Les résultats obtenus ont été surprenants. De vastes territoires ont été ainsi rendus fertiles et permettent à des milliers de tètes de bétail de trouver des pâturages magnifiques sur un sol où auparavant il ne poussait aucune plante. A part l’irrigation par le système des puits artésiens, le gouvernement s’est appliqué aussi à faire dériver de nombreux cours d’eau pour arroser des contrées entières ; sur l’excédent du budget de 1 895 , le gouvernement a consacré une somme non inférieure à £ 280.000 pour permettre l’irrigation d’environ 30.000 acres de terrains au moyen de la rivière d’Orange. On peut se rendre compte de l’énorme plus value donnée ainsi aux terrains en pensant que dans les parties situées près de Graaf Reinet le territoire ainsi fertilisé a acquis une valeur de £ 200 par morgen, tandis que les terrains situés à quelques milles de distance se vendent à peine de 10s" à 20,h le morgen.
Le gouvernement donne son aide aux colons dési-
COLONIE DU CAP
ranl fertiliser leur territoire en faisant les avances nécessaires qui doivent être garanties par hypothèques et remboursables par sommes annuelles dans l’espace de vingt-quatre ans. Les plans et les devis des travaux sont fournis gratuitement par le gouvernement.