LES RELATIONS MARITIMES
ceux-ci parviennent, plus ou moins grevés, aux points de consommation.
Ceci m'amène aussitôt à examiner les conditions dans lesquelles se présentent les points de départ et d'aboutissement de nos lignes sur l'Afrique Equatoriale : aussi bien les conclusions d'un tel examen pourraient-elles sans doute être profitablement généralisées.
Les paquebots affectés à ce service partent du Havre, où ils prennent une partie de leur chargement ; ils font escale à Pauillac, pour le compléter, et embarquer les passagers de la poste.
Dans un de ces discours où tant d'autorité est mise au service d'une science profonde des choses maritimes,M. Charles-Roux faisait un jour ressortirdans quelle situation d'infériorité nous met notre situation géographique, vis-à-vis de nos concurrents directs sur mer : Les pays de grande production, donc de grande consommation, sont tous situés au nord et à l'est de nos côtes. Leurs flottes commerciales passent déjà chargées, devant nos ports, y font escale, et recueillent, sans presque augmentation de frais, le complément de leur fret, au détriment de notre propre armement, réduit, lui, à notre production nationale et déjà handicapé, pour trop de raisons inutiles à rappeler.
Le remède à cela ? Il s'indique de lui-môme, et trouva jadis un ardent protagoniste dans M. Garteron, alors qu'il était consul général de France à