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LES RELATIONS MARITLMES ENTRE LA METROPOLE

Anvers : il consiste à reporter le plus à l'Est possible la tête de ligne, — je ne dis pas le point d'armement, — de nos services maritimes marchands : donc à aller concurrencer nos rivaux chez eux, et à rapprocher autant que possible de leurs marchés de destination les marchandises importées. L'action de M. Gartcron a porté ses fruits. Aujourd'hui, plusieurs de nos grandes lignes partent d'Anvers. Le succès a couronné l'initiative de noirci armement, si l'on en juge par l'extension qu'ont prise les services, de ce point. Aucune tentative n'a été laite jusqu'ici pour pousser une base d'exploitation plus à l'Est encore, fût-ce jusqu'à Hambourg. L'expérience de cette évolution, commandée par la logique, sera sans doute tentée quelque jour.

Dans cet ordre d'idées, l'intérêt qu'il y aurait, sans doute actuellement, et qu'il y aura sûrement dans l'avenir, à transférer à Dunkerque, voire à l'un des grands ports continentaux de la mer du Nord, le point de départ de nos services sur l'Afrique Equatoriale, apparaît avec évidence. Cette mesure s'imposera par l'extension de la mise en exploitation de notre domaine ouest-africain. Soit dit sans anticiper sur la suite de cette étude, on peut prévoir le jour oij le. malériel do chemins de 1er, routillage de ports et de mines, la machinerie industrielle, et toutes les matières nécessaires aux besoins d'un pays en activité représenteront les demandes courantes de notre colonie. Ces marchandises émanent, en majeure partie, de l'Europe Centrale et du nord et de l'est de la France, et c'est le plus près possible de leur pied-d'ivuvro

que l'armement devra les cueillir. Donc, à Dunkerque, sinon à Anvers, alimenté dans la mesure que l'on sait par le fret français ; le complément venant de la région parisienne et du centre, au Havre ; le solde, à Bordeaux.

De même, on peut considérer que les doux produits qui forment actuellement la base de l'exportation du Congo, le caoutchouc et l'ivoire, ne constituent pas le tableau définitif et immuable des exportations de ce pays.

Le Congo recèle d'incalculables richesses latentes, et même patentes, dont la mise en valeur doit représenter pour notre marine, pour notre industrie, un aliment, impossibleàapprécier dès aujourd'hui, mais dont l'importance et la durée échappent, par leur masse même, aux prévisions les plus optimistes.

Ce jour-là, si nous ne voulons pas laisser le pavillon étranger recueillir le fruit de nos efforts, c'est aux points de consommation, à l'extrême Nord-Est de notre action économique et maritime possible en Europe, dans le voisinage des centres métallurgiques, des tissages, des grandes industries, que devra être l'aboutissement de nos lignes maritimes desservant le Sud-Ouest africain. Et, par extension, celui de notre réseau naval, dans la plus large mesure des possibilités.

L'Afrique Equatoriale n'en est pas assurément à cette période de son exploitation où l'on puisse

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