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LES RELATIONS MARITIMES ENTRE LA METROPOLE

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II me faut ici aborder encore un autre point, assez délicat, mais dont l'importance n'échappera pas ; je veux parler des conditions dans lesquelles voyag-ent, à bord de nos paquebots, les sousofficiers de l'armée coloniale.

Je parle exclusivement, bien entendu, do ce que j'ai personnellement observe.

Ces sous-officiers voyagent en 3' classe. On a parfoisrevendiqué pourouxlo droit d'être admis en seconde.D'une manière générale, ils n'y seraient personnellement nullement déplacés. Nos sous-officiers coloniaux sont un personnel d'élite, qui fait le plus grand honneur à notre pays. Leur valeur a été un facteur des plus puissants dms l'œuvre de constitution de notre Empire Colonial. Parmi eux, sont nombre de jeunes gens de famille entrés dans la « coloniale » par « goût du métier ». Beaucoup de ces sous-officiers sont des hommes faits. Certains, mariés et pères de famille. Mais, en dépit de ces arguments favorables, ils sont des soldats comme les autres, et si la valeur militaire d'un briscard de la coloniale, ayant roulé et parfois guerroyé sous tous les climats, ne peut se comparer à celle d'un blanc-bec de l'armée métropolitoine, passé sergent pondant ses deux ans do service, au point de vue hiérarchique, l'un et l'autre sont égaux. Donc, qu'on les laisse en 3' classe sans tenir compte de certaines réclamations formulées de co chef, cela est bien. D'autant mieux

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que des considérations budgétaires s'opposeraient vraisemblablement à toute modification de régime.

Les logements nui leur sont affectés, — je parle ici de ceux que j'ai vus, encore une fois, — sont tout à fait convenables. Lescabines sont spacieuses, claires et aérées, les couchettes bonnes : la tenue du local est soignée. La salle à manger vaste et propre.

Par contre, ce qui est tout à fait inadmissible, au point qu'on se demande comment un semblable régime a pu subsister jusqu'à ce jour, c'est le régime auquel sont soumis ces sous-officiers, sur le pont.

Vous allez en juger :

En principe, le pont du gaillard et de l'avant constitue le seul point où ils peuvent se tenir en plein air, puisque le pont et les spardecks du château sont réservés aux premières classes, ceux de la dunette et de l'arrière aux secondes.

Jusqu'à Dakar, cela est rationnel. Mais, à partir de là, la note change. L'avant est envahi par les Noirs : tirailleurs, miliciens, trafiquants, femmes et enfants ; tout cela campé dans l'encombrement, dans le brouhaha que l'on peut supposer.

A chaque escale, cette cohue s'augmente des nouveaux embartjués. Ces gens font leur popote, crient, jouent, boivent parfois, et leur promiscuité rend le séjour de cette partie du navire impraticable pour une traversée de quelque durée. A Tabou, un tel état de choses s'accentue encore par l'embarquement de la nombreuse équipe de kroumen, régulièrement embauchés comme auxiliaires du bord.

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