‹ L'Afrique equatoriale illustréeChapitre 29 sur 41 · Vallée de la Mézia · texte numérisé non relu

Vallée de la Mézia

3, — Marécages en forél dans le Ilaui-Ogooiié.

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exportait pour une somme évaluée à89o.790 francs. En 1872 à l’époque oii ou commençait seulement à exporter ce produit au Rio l'onqo et au Rio Xunez, régions rattachées alors au Sénégal on relève au (ral)on une exportation de 485.625 kilos.

Le caoutchoiic. — En Afriipie é(|uatoriale française le caoutchouc provient de lianes et d’un arl)re appelé Kickxia elmtica vulgairement connu sous le nom d’iré. L’iré est un arlire, ([ui peut être avantageusement exploité et cela pendant une période d’autant plus longue (ju’il sera apporté de soin, par les indigènes à pratiijuer les saignées. Le caoutciiouc du Para (pii alimente toujours le marché sans être prêt à disparaître provient justement de grands arbres que les e.xploitants ménagent sérieusement.

A côté de Tiré se trouve le Funtumia elastica vulgairement appelé « arlire à caoutchouc » et ipii est très répandu dans la foret de l’Afriijue équatoriale. 11 est particulièrement ahondant dans la région comprise entre le confluent des rivières (iongo, Sangha-( hihangui. Dans la région de l’Ouhangui on rencontre encore de nombreuses essences arliorcscentes semldahlesau Polakium et dont le latex fournit une résine identicpie à la gutta. Ces arbres de deux mètres de circonférence atteignent parfois jusqu’à vingt mètres de haut.

Le problème du caoutchouc ne consiste pas uniquement à éviter sa disparition et à augmenter son rendement mais il s’agit surtout de s’efforcer de trouver le meilleur moyen de le recueillir et de le coaguler. Cette recherche est d’autant plus importante (|ue les indigènes ayant toujours comme unnpie préoccupation de frauder emploient de mauvais procédés de coagulation. Grâce à une surveillance à la fois active et patiente,

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les indigènes finiront peut être par se persuader dans leur propre intérêt, du reste, de rimportaiice que le coininerçant européen doit attacher aune bonne préparation ahn que, le caoutchouc soit vendu, sur les marchés d'hhirojie à un prix suflisamment rémunérateur pour faire face aux dépenses de toutes sortes qu’entraine une exploitation de cette nature.

ÏNlentionnons comme autres produits récoltés dans la forêt otfrant des hénétices surtout si on leur otfre quel- (pies soins culturaux : la noix de ko/a assez recherchée ])ar les indigènes, la <jomnie aralti(iae fournie par V Acacia elkica, la (jomnie copal servant à fabriquer les vernis de lionne qualité, les résines, employées par les indigènes pour la fabrication des torches, les bananes constituant la base de l’alimentation à la fois indigène et européenne, T orseille et enlin et surtout les bois précieux.

Les bois. — Les millions d’arlires géants des forêts du Congo belge, constituent une mine inépuisalile pour le commerce des bois. Or les forêts de l’Afrique équatoriale fram^aise ne sont ni moins étendues ni moins exubérantes. L’une d’elles, celle du i\layombe„ s'étend le long de la côte gabonaise sur une longueur variable atteignant jiarfois plusieurs centaines de kilomètres. Les principales essences que l’on peut rencontrer sont l'ébène, surtout abondant au Nord dans la région de l’Ogooné et du Fernan Vaz, k okoumé ([ui sert à la construction, en une seule pièce, des grandes jLirogues en service sur tous les cours d’eau ; le santal rouge d’Afrique, le teck, le corail, l’acajou très employé en ébénisterie, le fromager que l’on peut utiliser en menuiserie. Ces bois précieux commencent à être connus assez avantageusement sur les marchés d’Europe, jusqu’ici leur

Rouget, A. E F.

PF.AXCIIE XXIII

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