‹ L'Afrique equatoriale illustréeChapitre 40 sur 41 · PLANCHE XXXVI · texte numérisé non relu

PLANCHE XXXVI

1. — Cheiitin de fer minier. — Construction d'un remblai à Missal'o, . — La rivière Medzia.

. — Les trois grâces de M’Kaïs (Bakougni).

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Af.RICULTL’RE, INDUSTRIE ET COMMERCE

cliandises iinpoutées do France par le Niger et la Ik'iioué.

c) En ce qui concerne l’étalilisseinent de voies ferrées en Afrique équatoriale française depuis une quizaine d'années différents projets ont été déposés jiar des fonctionnaires et des officiers. Successivement MM. Le Eliatelier, (iornüle, Bonrdarie, Marc Bel, Mornet, l^onrnean, Fondèri', Candiier explorèrent les uns l(‘s régions du N(n‘d dans le luit de relier à la mer les régions gabonaises de FUguoné, les autres colles de Loango à Brazzaville. Avant de procéder à une entirprise définitive des travaux, le (iouverneur général de l’Afrique équatoriab' française a cru nécessaire de faire procéder à une dernière étude de régions susceptililes d'être traversé(‘S par une voie ferrée. Deux missions ont opéré dans la colonie l'une à l'i'lfet d’établir l’avant-projet définitif d'une voie reliant Libreville à la Sangba et l’autre dans le but de ridier Brazzaville à la côte gabonaise, soit i'i Loango, soit à Dointe-Noire.

I/x/ns/rie oxlradicc. — Les particuliers n’ont pas tardé à se rendre compte de l’intérêt que présenterait la mise en valeur et l’exploitation des divers minerais et l’administration fut saisie de nombreuses demandes de 2)ermis de rechercbes. La partie minière par excellence est celle qui s’étend au Sud du Koudou Niari, entre la rivière Djoué et la rivière de Mayumba où se rencontrent des gisements de sulfure (d de silicati' de cuivre. L’un d’eux situé à M’Boko Songbo a été prospecté, uu autre sur la rive gaucbe <îe la rivière Djoué a été reconnu et les galeries dounent des centaines de tonnes de minerai. Enfin les gisements les mieux exploités à l’heure actuelle sont ceux prospectés par la Lompaguie minière du Congo français établie à Mindouli. Le capital social de cette société qui s’élève à

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environ 4 millions est formé par les apports d’un groupe restreint d'actionnaires lyonnais. En 1905 elle a été autorisée à construire entièrement à ses frais de Brazzaville à la mine la plus proche, une voie ferrée destinée au ti’ansport du minerai. En compensation des terrains concédés gratuitement pour la construction de la dite ligne et représentant environ une longueur de 125 kilomètres la société doit s’engager à transporter le personnel et le matériel traversant la région exploitée. Le chemin de fer est à voie étroite de 0,60 de largeur. Pour le moment la Compagnie n’exploite qu’une partie des périmètres dont elle est titulaire. Déjà elle a exporté un certain nombre de tonnes de minerai de cuivre dont la teneur assez élevée peut être évaluée à 40 0/0. Mais on prête à la Compagnie minière du Congo français, l’intention de traiter sur place en faisant application des procédés de l’électro métallurgie, les quartz aurifères moins riches 4 0/0 qui ne supporteraient pas à l’état lirut les frais de transjujrt onéreux de la Colonie dans la métropole bien que la société pour le transport de Kinchassa à Matadi ait obtenu de l’administration du Congo belge des conditions assez avantageuses.

l^e rail devant relier le centre d’extraction de Mindouli à la capitale de l’Afrique équatoriale française a atteint Brazzaville au mois de janvier 1911.

L’industrie manufacturière à proprement parler n’existe pas en Afrique équatoriale française, les Européens reçoivent directement tous les objets manufacturés indispensables à leurs besoins. Toutefois par for-

Kour.ET. A. E. F.

PLANCHE XXXVIl

{ . — Lac A/.ingo.

— ]\rHoko-Songlio. — Imligcnes liakoiigos.

— Chomiii de fer minier de Brazzaville a Miiidouli.

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faiiterio les indigènes se piquent d’einployeu eux aussi certains de ces articles mais l'idée de les imiter ne leur est jamais venue à l'esprit. Tout au plus tissent-ils euxmêmes <|uelques étoiles grossières ou creusent-ils des pirogues qui leur sont de première utilité pour pêcher ou voyager.

Cependant certains produits de la foret pourraient être exploités directement sur les lieux et donneraient à riùiropéen qui entreprendrait une telle entreprise des hénélices beaucoup plus rémunérateurs que ceux qu'il obtient en faisant traiter en France lesdits produits dont le transport à l’état brut jusque dans nos ports est fort onéreux. Ne serait-ce pas le cas de l'buile de palme que Ton pourrait extraire sur place du palmier Elaïs qui croit en si grande abondance dans toute la région gabonaise ou de riiuile de coco et il serait à souhaiter, ipie les industriels du Nord traitent sur place les noix palmistes et de coco. Au début, ils auraient évidemment, à faire face aux frais de premier établissement (installation de factoreries, de machines, etc.); mais par la suit'', en employant sous la conduite d'un personnel européen relativement peu nombreux la main-d’œuvre indigène, ils arriveraient en transportant en France l'buile elle-même à réaliser <les bénéfices.

L’iVOirG. — Depuis le jour où le mouvement économique s'est dessiné en Afrique équatoriale française le commerce de l'ivoire n'a cessé d'être et est encore une des principales sinon la principale richesse commerciale exportée de notre grande colonie. Avec le caoutchouc, la récolte de ce produit a fait l'unique préoccupation des sociétés concessionnaires (pii ont envoyé sur le marché mondial des quantités de plus en plus consi-

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dérailles. Mais ratteiition do l’adniinistration a été attirée sur les conséquences funestes pouvant résulter de cette exploitation outraiicière. Ainsi que cela existe dans d'autres colonies voisines de la nôtre — Nigeria et Cameroun — la chasse à l’éléphant pourrait faire l'ohjet d’une réglementation stricte qui permettrait ainsi de protéger la race et de véritalilcs tueries d’éléphants seraient ainsi évitées.

En 1904 et tout récemment en 1909 le Gouverneur général, par arrêté du 30 septemhre, fixa le taux et le mode do tiixc de production sur l’ivoire provenant des territoires non concédés. Aux termes de cet arrêté les défenses dont le poids est inférieur à 2 kilogrammes sont soumises à un droit s’élevant à 1 franc par kilogramme; celles de 6 à 10 kilogrammes '2 fr. par kilogramme et entin celles excédant 10 kilogrammes 3 francs par kilogramme. Les sociétés concessionnaires sont exemptes du paiement de cette taxe dite « taxe de production ». Toutefois Tétahlissement de ce droit a paru encore insuffisant pour empêcher la destruction de l’éléphant; les indigènes au service des Compagnies concessionnaires continuent à les chasser pour arriver à fournir les quantités d’ivoire qui leur sont demandées. Aussi en présence d’un tel état de fait, l’administration locnle sur les instances du département procède-t-elle actuellement, à l'élaljoration d'un règlement qui permettra sans doute de protéger la race sur le point de disparaitre en soumettant la chasse à certaines oldigations de nature à épargner les éléphants. Cette réglementation n’atteint pirmi les anciennes Comjiagnies concessionnaire que celles qui dans la région de la Sangha et de l’Ouhangui centralisaient les plus importants et plus riches stocks d’ivoire importés, puiscjue ces dernières aux termes des conventions du

Rouget. A. E. F.

l'I.ÂNCIlE XXXVIII

Rapides du Congo.

Cliché Mission lioussilhe.

Cliché Mission Jioiissilha,

TeiTassement des chantiers de la mission Roussilhe, atelier et magasin.

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20 juin 1910 ont vu sul)stîtucr à leur privilège d'exploitation générale de tons les produits du sol (caoutchouc, gomme et ivoire, ])ois, etc.) un privilège restreint à la seule exploitation du caoutchouc.

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