‹ L'Afrique equatorialeChapitre 20 sur 42 · I.E LAC Z'OAAKGUK ET I.ES ILES SACRÉES · texte numérisé non relu

I.E LAC Z'OAAKGUK ET I.ES ILES SACRÉES

1,0 hic Z'Onanjjué. — Sa posilioii géojjrapliiqne. — Rectification de la carte. — .'Irrivée sur Je lac. — Lne île introuvable. — Nous tranchons le nœud .sacré. — X'enjj'Ingouvay. — I^es dieux s'en vont. — Un principicuie. — Le carnage des oiseaux sacrés. — La colère des esprits sous la forme d'une pluie d'orage. — Xous Irioinplions des félichcs. — DiseKe.

— Départ de Marche. — Le lac Oguémouen. — Le traitant Digomi. — Chasses au gorille. — Je vois doux gorilles.

— Les gorilles et M. Duchaillu. — Lne halle explosihie.

— Fincorc les gorilles. — Mes veillées chez Digoini. — Superstitions et sortilèges. — Retour de Marche. — Nouvelles des blancs. — Voyage de M. l'amiral de (Juilio à Adanlinanlango. • — Lne autre visite aux îles sacrées. — L'éléphant hie.ssé

à mort. — Départ du lac Z'Onangué. Le roi de ,M'Round)a

me jette un sort. — Reuconlre de Ravinjinjoé et de ses pagayeurs sans ne/, et sans oreilles. — Retour au (piartiei' général. — Lludes géograpliiiiues sur les lacs voisins de l'Ogooué. — Le palabre de la femme as.snssinée. — La responsabilité poussée à l'extrême. — Lne affaire <jui devait faire couler des flots de sang ne fait couler (pie des flols de rhum.

Depuis (nielque lemp.s (Irjà hoils voulions nous mettre cti campagne pour les iars, snrloul pour le lac Z'Oiianyiié, dont on nous disait merveille. .Iiisque-là, nous n'avions pas pu nicllrc ce projet à exécution, à cause des exigences vraiment ridicules

(les hommes que nous étions obligés d'emmener. Les Gallois nous traitaient alors avec la plus grande déférence ; mais ils avaient la conviction que nos richesses étaient illimitées, et mendiaient sans cesse quelque chose de nous. Lorsque nous en avions besoin pour un travail quelconque, ils cherchaient à nous rançonner horriblement. II était de toute importance pour nous de ne pas céder à leurs prétentions, surtout en vue de l'avenir. Aussi tînmesnous bon, et bien nous en prit; car, nous voyant bien décidés ci ne pas payer plus cher que le prix habituel, ils finirent par accepter nos conditions. Notre première excursion fut pour le lac Z'Onangué, qui est, par son étendue, de beaucoup le plus important de ceux qui avoisinent l'Ogooué. Il est situé à un peu plus de 18 milles au sud d'Adanlinanlango, par 1° 0' latitude S. et 8° 1' longitude K. Il communique avec le fleuve par trois rivières, les rivières N'Gomo , Akambé et Bando. M. Aymès , puis M. Griffon du Bellay, l'ont visité, sans avoir eu le temps de l'explorer ou même de le parcourir en entier. Il en résulte, comme le prouvent les constatations que nous avons faites, (|ue les Contours qui lui sont supposés sur la carte', et l'étendue qui lui est donnée, sont tout à fait inexacts. En réalité, il a la forme d'un rectangle, et mesure, depuis

' La carte drcssi-e en 18G9 |)ar les ordres di; raininil Flcuriol de Langle.

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