‹ L'Afrique explorée et civilisée;Chapitre 25 sur 38 · L'AFRIQUE. — SIXIÈME ANNÉE. — N · texte numérisé non relu

L'AFRIQUE. — SIXIÈME ANNÉE. — N

ner l'hospitalité. Saiis doute ea revenant à Lado, ils comptaient pouvoir rentrer en Europe par la voie du Nil et de la mer Rouge. Mais cette route leur est fermée plus que jamais. Et combien de temps faudra-tril à l'Angleterre pour rouvrir les communications par la vallée du Nil, si sûre encore à l'époque où Wilson et Felkin la suivaient, pour amener de l'Ou-Ganda les trois ambassadeurs que Mtésa envoyait à la reine Victoria ?

Nous laissons de côté les incidents de la politique italienne dans la mer Kouge ; mais nous devons signaler le projet de loi présenté à la Chambre des députés de Rome, pour l'amélioration des conditions nautiques de la baie d' Asaab. Les travaux en perspective sont : l"" la construction d'un phare dans l'île Fatmah ; 2* l'érection d'un fanal de port au cap Buja, et 3** la création d'un port capable de recevoir les grands navires de commerce qui font les voyages de l'Orient. — La Société italienne de navigation va établir deux lignes de vapeurs pour la partie méridionale de la mer Rouge , Assab , Aden et la côte des Somalis , afin de satisfaire aux exigences du commerce et aux besoins d' Assab. La Société concessionnaire recevra une subvention mensuelle, en échange de laquelle elle devra faire gratuitement certains transports, entre autres celui des membres des explorations scientifiques. Le service sera divisé en deux parties , l'une pour Assab et Aden , l'autre pour Assab et Massaoua.

La Société de géographie de Rome a reçu du comte Antonelli et du D' Rai^zzi des lettres annonçant leur heureuse arrivée au Choa. Datées de Borou-Miéda, le 7 novembre 1884, ces missives sont parvenues à Assab en un mois. Les voyageurs avaient été reçus avec de grandes démonstrations de respect par l'oflScier du roi, Azagé-Waldé-Tzadek. Antonelli resta à Borou-Miéda pour y attendre Ménélik, tandis que le D' Ragazzi se rendait à Let-Marefia, la station italienne fondée par Antinori. La santé des voyageurs était très bonne. La route qu'ils ont parcourue, de Bouldhoughoumà Gafra, est entièrement nouvelle. D'après les observations faites par le comte Antonelli, Gafra doit être placé à une soixantaine de kilomètres au sud de l'emplacement qui lui est assigné par les cartes italiennes.

Antonelli a conclu avec Ménélik, au nom du roi d'Italie et pour dix ans, un traité plus complet que la convention passée avec Mohamed- Anfali, sultan des Aoussa, mentionnée dans notre dernier numéro (p. 42). Nous ne pouvons en indiquer ici que les principales stipulations. Chacune des parties conti'actantes pourra être représentée par un agent

diplomatique auprès de l'autre partie, et pourra nommer de des agents consulaires pour la protection du commerce. L chacun des deux pays pourront librement entrer et voyagei effets et marcbandises dans toutes les parties des deux Et ront, pour leurs personnes et leurs biens, de la protection c gouvernement et de ses fonctionnaires. Les Italiens au < habitants du Ghoa en Italie pourront librementse livrer au c l'agriculture et & toute industrie non contraire aux lois, cultes qu'il y a encore k voyager au Choa, le roi Ménélilf faciliter autant qu'il le pourra le transport des bagages cbandises appartenant à des négociants italiens, en accord) nant rétribution équitable aux porteurs, les bêtes de somm qui sera nécessaire à cet effet. Les marchandises appartena liens paieront au Cboa un seul et unique droit d'entrée et ■ 5 7« <^ valorem. En revanche, les marcbandises appartenan du roi du Choa ne paieront aucune taxe d'importation n: tion, dans le territoire de la colonie italienne d'Assab. Les d contractantes feront tout ce qui sera en leur pouvoir, pour relations commerciales fréquentes et sûres entre le Choî Ménélik agira auprès des autorités qui dépendent de lui , t Italiens puissent se rendre librement d'un pays k l'autr* d'offense, obtenir une juste réparation. Il s'engage entr employer toute son influence auprès de Mohamed-Anfati f que, moyennant une rétribution annuelle ou un droit fixe d surveille la route entre les deux pays et en garantisse la séci les tribus des Danakils et des Somalis. Le roi d'Italie promt der gratuitement aux habitants du Choa qui viendront : emplacement oii ils puissent construire des buttes pour toi de leur séjour. Les autorités consulaires auront, dans chaci pays, la juridiction sur leurs ressortissants respectifs. Le i aura la faculté de s'adresser aux autorités italiennes à Assab lettre ou communication qu'il voudra faire parvenir en E gouvernements auprès desquels ces autorités seront accn surgissait, entre le gouvernement italien et celui du Choa, qu tion qui ne pût être résolue à l'amiable, elle serait soumise à d'une puissance neutre, et la sentence arbitrale serait agi deux parties. Au bout de dix ans le traité pourra être revist mun accord.

M. Jales Hengèa} collaborateur des Mittheilungen d(

heureusement revenu à Berbera, d'une excursion nouvelle de vingt et un jours, qu'il a faite à Tintérieur du pays des SoniAlis, et dans laquelle il a exploré un territoire encore inconnu, en grande partie du moins. De Berbera il s'est rendu d'abord à la plaine de Gerbatir, puis s'est dirigé vers l'est jusqu'à Golis, d'où, longeant les montagnes vers l'ouest, il a atteint le Gran-Libach dont il a fait l'ascension. Il en a déterminé la hauteur, qu'il estime être de 2100" à 2200°, et non de 2800", comme l'indiquent les cartes. Après cela, il a parcouru le vaste plateau de Hékélo et est revenu ver§ le N.-O. à Boulhar, d'où les nouvelles de Berbera l'ont obligé de redescendre à la côte; sans cela il aurait encore visité le plateau des Ittou-Gallas au S.-O. Ses bons rapports avec les fiomalis lui auraient permis d'exécuter ce projet, sans rencontrer de difficultés autres que les éternelles demandes de cadeaux, qui font des indigènes de 'véritables mendiants.

M. Mengès communique aux Mittheihmgen de Gotha que M. James, l'auteur des Tribus sauvages du Soudan, a quitté Berbera le 22 décembre, pour pénétrer dans l'intérieur avec quatre compagnons de voyage. Ils comptaient traverser l'Os^aden» pour atteindre le liVebbi, tributaire de l'Océan indien. Le 27 décembre ils étaient sur le plateau, et se dirigeaient vers Aroli et Toyo sur la grande route de l'Ogaden. M. Mengès doutait de la réussite de leur expédition, leurs provisions de vivres et de cadeaux ne lui paraissant pas suffisantes pour répondre à toutes les demandes des nombreuses petites tribus dont la route traverse le territoire. Cependant, ajoute-t-il, leur libéralité leur a obtenu déjà un très bon renom panui les Somalis. On croit qu'ils pourront atteindre la partie septentrionale de l'Ogaden, à 10 ou 12 jours de marche de Berbera, mais qu'ils ne pourront pas aller jusqu'au Webbi.

De retour en Angleterre, M. H.-H. Johnston a rendu compte à la Société de géographie de Londres de l'expédition au Kilimandjaro, dont il avait été chargé par cette Société et par l'Association britannique. Nous empruntons les détails suivants à l'extrait qu'en a publié VAfrican Times, Après beaucoup de difficultés pour obtenir le nombre d'hommes nécessaires à l'expédition, Johnston quitta Mombas vers la fin de mai de l'année dernière, à la tête d'une caravane de 120 hommes, dont un quart désertèrent en route. Il atteignit la montagne au commencement de juin, et après avoir résidé un certain temps dans le territoire de Mandara, remarquablement fertile et bien arrosé, il alla s'établir à Taveta (voir la carte p. 64). Il traversa la zone cultivée qui se termine à une altitude de 1800 mètres, et entra dans une région

salubre de monticules herbeux entre lesquels courent quantité de rivières ; puis il établit son campement au delà d'un cours d'eau bordé de fougères, à 2100 mètres de hautem*. Le lendemain il rencontra une forêt d'arbres rabougris garnis de plantes grimpantes, oii les b^onias projettent de branche en branche leurs clochettes parfumées ; les dracénacées, cultivées par les Wa-Chagga, pour en faire des haies, y croissent à l'état sauvage ; les fougères arborescentes y abondent. Audessus de 2300 mètres, la mousse orseille drape les arbres de la forêt de longs festons gris ; les traces d'éléphants y sont très nombreuses; on rencontre des porcs à verrue jusqu'à 2600 mètres. A 3000 mètres, Johnston campa pour la nuit près d'une petite source, au milieu d'une forêt dont les arbres n'étaient point rabougris comme ceux de la zone inférieure. Le lendemain, après avoir fait plusieurs kilomètres dans la direction de l'est, afin de trouver un bon emplacement pour s'établir près d'un cours d'eau, il choisit un endroit admirable sur un monticule, à 3350 mètres, dominant la Kilema qui prend sa source à la base du Kîmaouenzi. Ses gens construisirent une quinzaine de huttes, couvertes de bruyères et faites de manière à les garantir contre la pluie et le froid, le tout entouré d'une forte clôture en prévision d'une attaque. Chaque nuit le thermomètre descendait à un ou deux degrés au-dessous de zéro. S'élevant plus haut encore , au-dessus de pentes herbeuses semées de plaques de neige, à 4270 mètres, ils traversèrent une belle rivière coulant au S.-S.-O. au milieu d'une épaisse végétation. On y voyait des traces de buffles; les abeilles et les guêpes s'y rencontraient encore. A une altitude de 4390 mètres, Johnston s'aperçut que l'eau était chaude; la température de la boue humide était de 33** centigrades; la végétation que l'on rencontrait par place était rabougrie; le sol était couvert de cailloux ; à4500 mètres on aperçut le dernier oiseau. A une centaine de mètres plus haut, la montagne fut enveloppée par le brouillard ; puis, tout à coup, les nuages se séparèrent et une surface de neige apparut au voyageur, mais les rayons du soleil la rendaient si éblouissante, qu'il ne put guère en voir les détails. Continuant à gravir, malgré le mal de montagne, il atteignit enfin la limite des neiges, à 4940 mètres, à 800 mètres au-dessous du sommet du Kibo. Il redescendit par une autre route à travers un pays fertile, bien arrosé , mais entièrement inhabité ; les buffles et les éléphants s'y rencontrent. La hauteur moyenne de ce district est de 3300 à 3600 mètres. Enfin il rentra à Taveta, d'où il regagna la côte et Zanzibar. Le navire anglais Osprey a capturé à la fin de novembre dernier,

'lie PemlHi, un b&timeat arabe de cinquante tonnes, contee«cl»vva et 30 trftflqaanta. L'embarcatioD avait quitté tiuit jours auparavant, et les esclaves n'avaient rien eu h mans cinq joun, ni rien à boire depuis trois jours. Aussi étaient-ils état lamentable, et quand VOsprey s' approcha d'eux, ils firent chavirer le bateau en s'avançajit en dehors pour obtenir de es vivres. La plupart n'étaient que des squelettes vivants ; quats moururent immédiatement après la capture. L'infection de au était telle, qu'après leur débarquement, les matelots anglais lurent pour le nettoyer en furent tous malades. Les esclaves lusportés àFrere-T*»™ . Au retour de Mombas, l' Osprey aperint du jour deux canota et une barque; il ieurdonna la chasse; que les négriers se virent poursuivis, ils jetèrent par-dessus ; de leurs esclaves, dont six furent noyés, un seul fut sauvé. t sud, le consul O'NelU a constaté, dans son voyage au lac les effets déplorables de la traite qui sévit encore dans tes iB portugaises de l'Afrique orientale. Un peu avant de passer il remarqua le long de sa route une diminution très sensible ■e des villages; la vue de l'un d'entre eux, Nerua, désert et eu i en fit comprendre la cause ; c'était un des districts exploités afiquants d'esclaves de lacdte. Six semaines avant son arrivée, lit encore un village populeux et florissant, comme il put facivoir au grand nombre de maisons ruinées, à la grandeur 1 adjacentes qui n'avaient pu être encore recouvertes par la n. L'œuvre de destruction avait été faite par un trafiquant :e, né d'une mère makoua et d'un père arabe, associé à un oaé Hoshia ; tous les natife que le consul britannique interdirent que Nerua n'était pas le seul village qu'ils eussent nais qu'ils avaient étendu leurs opérations et porté la guerre le pays environnant. Ce n'est qu'ainsi qu'on peut expliquer dation de la région entière, comparée à la densité des babîntérieur. M. O'NeiU a constaté en effet, que leur nombre s'acicoup à l'ouest des monts Inagou, tandis qu'elle décroît très ; à l'est de la Mléla. — Dans ce même voyage, M. O'NeiU a , qu'au nord du Imc Chlrooa s'étend un bourrelet de tcr- I étroit, de 5 à 10 mètres de hauteur seulement, qui sépare le DUrces de laLovjenda. Celle-ci sort du marais de Mtonuiaverse celui de Tambo, puis les lacs étroits de Chiouta et nba. M. O'Neill croit que lorsque les eaux du lac Chiroua

seraient extrêmemeiit hautes, il De serait pas imposi s'écoulassent dans le bassin de la Loujenda; mais d'ap gnage des indigènes, ce fait ne s'est pas produit de mémo Le lac n'ayaat pas d'émissaire au sud, on est obligé d comme un lac intérieur, ce qu'indique bien sa salure. Av do consul anglais, l'espace compris entre Mozambique et 1 était encore eu blanc sur les cartes ; ses observations pen compléter la cartographie.

li^ African Times a pubbé, dans son dernier numéro, M. Rogozlnsky, datée de Mandoleh, de laquelle il n obtenu, pour son expédition polonaise, une concession de tei de Victoria, au pied du Ca.merooo, La voyant menacé sence des Allemands dans cette région, il a demandé au ci M. Hewett, de la placer sous le protectorat britannique, li en retour d'user de son influence sur les natifs, pour les ei citer le protectorat de l'Angleterre tout le long de la côte. il aurait conclu une convention avec les indigènes au si^i sessions à Bota,puis il aurait longé la côte avec le lieutena et signé, avec onze chefs natifs, des traités analogues, ( placer tout le district de la côte sous le protectorat angtaii

Postérieurement à cette lettre, VAfrican Times anni one nouvelle arrivée à Varsovie, que M, Bogozinsky a é ordre des autorités allemandes.— Des lettres du milieu de Caraeroon, rapportent que des centaines de natifs, armés ont menacé une des factoreries de M, Wœrmann, oti s coiisul allemand, le D' Bttchner. Sans la prudence de ce ( Européens présents, et, sans l'arrivée opportune du D"' Pa quatre-vingts nègres de Lagos bien armés, une collision : — A la fin de l'année dernière, lorsque l'escadre allemi débarquement nécessaire pour la prise de possession des t ces sous le protectorat de l'Allemagne, elle fut attaquée qui avaient auparavant brûlé la ville de Beîl-town, une avaient réclamé la protection de l'empire allemand. De troupes allemandes ont incendié la ville de Hickory, sur du Cameroon. Aux dernières nouvelles la tranquillité était

Quoique le chemin de fer de Dakar A Salnt-Lon terminé, le trafic se développe d'une manière considérabl»

' Voir, à U Correspondance, la lettre du D' Paauvant.

de Saint^Louis & Goumba-Gouéoul (90 kilom.), et de Dakar & le (92 kilom.)- Le chemin de fer transporte chaque jour de2,000 iacs d'arachides et des bois destinés à la construction des bara-, ï abords des stations récemment ouvertes. Les villages des i. de Tivouanne, qui n'avaient naguère qu'une cinquantaine les avec quelques cases, sont maintenant animés chaque jour 3 ou 4,000 noirs, venant de tous les points du Cayor apporter et des marchandises aux négociants qui y ont installé des comps files de chameaux se succèdent sans discontinuer; les arachis apportent sont expédiés ij Rufisque.

M0UVEI.I.E8 COHPIiËlIEHTAIREB

lioal LaTÏgerie, fondateur des miBsions d'Alger, a obteou du s^otsiège ment à Rome dea jeunes m Isa îo an aires destioés aux différents champs de l'Afrique centrale placéa sons sa direction.

été africaine d'Italie, dont le siège central est à Naples, a mainteouit iiu à Florence, ik Cbioti et à Bari, et des comités à ATellino, Terni, !t Alexandrie d'Egypte.

iostancea de l'agent consulaire d'Italie à Massaoua, le roi d'Abyssinie a :dre d'arrêter le guide qui a trahi Blanchi et ses conpagnoiu et de le autorité italienne.

ureux que Bianchi, M. A, Franzo! a réuaai dans son expédition du Clioa I, où il se rendait pour réclamer les restes de l'infortuné Chiarini. Tra- ! Limmou, le Glmma et le Goma, il a atteint Cîalla, la capitale du Ghera, i a fait droit à sa demande. A son retour, il a fait un a^our prolongé an ù il est redescendu à Assab.

jet de loi portant ouverture au ministère français de !a marine et des l'un crédit de 450,000 francs environ, pour l'organisation de la colonie !t du protectorat de la France sur Tadjoura et les territoires Toisina^ a 6 snr le bureau de la Chambre des députés et renvoyé à la commUnou t. Sur ce crédit, 30,500 francs sont affectés aux < coutumes > à p&jer aux i Tadjoura, de LoIUh, d'Amphallé; 8,000 francs, à des présents pour le ik; 21,800 francs, à des cadeaux pour les sultans et les chefs des lasu diboursis ; 163,000 francs, aux routes, creusement de puits, travaai du itructioQ d'un Bppontement et de quais, éclairage et balisage de la rade. îrémond est de retour à Marseille du voyage qu'il a entrepris au Cboa, )mpte de la Société des factoreries françaises du golfe Persique et de orientale. Nous aurons à revenir sur ses excursions dans les pays Gallas, !B études du cours de l'Haouascb, dont il entretiendra la Société de ie de Marseille. Il compte repartir en avril pour le Choa,

Des troubles ont éclaté aa Harrar ; les Somalis se sont réyoltés contre les troupes égyptiennes.. Les colons italiens ont réclamé la protection de leur gouvemement.

Dans une des dernières séances de la Chambre des députés* d'Italie, M. Mancini a parlé d'une terre inexplorée, qui serait Pobjet d'une expédition spéciale à ajouter à celle d'Assab. D'après le Ptmgolo de Naples, il s'agirait du Jnba, dont le bassin est libre jusqu'ici d'occupations européennes, et réputé pour ses riches productions et son commerce.

Le capitaine Eing, d'Aden, se propose de reprendre le projet de M. Revoil, de se rendre de Magadoxo à Berbera, en traversant la péninsule des Somalis.

Le Sémaphore nous apporte plusieurs nouvelles envoyées de Zanzibar à la Société de géographie de Marseille. L'expédition de MM. Clément et Gustave Denhardt envoyée par la Société africaine allemande a pour mission d'explorer le pays des Borani-Gallas, à l'Est du lac de Sambourou. Elle partira probablement de Eismayou, au nord de Lamou, et visitera les montagnes neigeuses qui doivent se trouver près du lac susmentionné.

Deux cents hommes, sous le commandement de M. Mattheus, au service du sultan de Zanzibar, sont partis pour l'Ile de Pemba, afin de se saisir de la personne de Halfan-ben-Massoud, Arabe puissant qui pratique ouvertement la traite et s'est révolté contre l'autorité de Saïd-Bargasch.

La cinquième expédition de l'Association internationale africaine arrivée en décembre à Zanzibar, ira relever M. Storms de ses fonctions à Karéma. M. Becker qui la dirige continuera sa route vers Nyangoué, afin de relier les stations du Tanganyika à celles du Congo. Il faut un millier d'hommes pour transporter les ravitaillements destinés aux stations déjà fondées et aux nouvelles à créer à l'ouest du lac.

Les missionnaires d'Alger ont fondé une nouvelle station à Tchonsa, sur la côte occidentale du Tanganyika, à une journée de marche de Mpala, station de l'Association internationale africaine.

La Société allemande de colonisation de Berlin a envoyé à Zanzibar MM. Peters et Julke avec mission d'acquérir des terrains dans l'Ou-Sagara.

Une grande famine règne dans les districts du continent à l'ouest de Zanzibar. Des affamés en sont réduits à se vendre aux trafiquants arabes qui tentent de les exporter à Zanzibar et à Pemba. A Dar-es-Salam, un nègre adulte se vend actuellement fr. 4,50; les femmes valent à peine le double. Les caravanes souffrent beaucoup de cette disette. Sur 200 noirs partis dernièrement pour le lac Tanganyika, 55 étaient morts de faim avant l'arrivée de la caravane à Taborah. La saison des plaies étant arrivée dans l'intérieur, on espère que la famine cessera bientôt.

Une dépêche de Zanzibar a annoncé la mort de Mirambo.

M. Giraud est arrivé de Quilimane à Zanzibar, où, sur son rapport, le procès sera fait à ceux de ses porteurs qui l'ont abandonné. — Il a débarqué à Marseille le 17 février.

Un projet de décret concernant Pimmigration à Mayotte et à Nossi-Bé a été adopté par le Conseil d'État de la République française. Il règle d*ane manière générale les rapports et les traités à interyenir entre engagés, engagistes et leurs intermédiaires, et détermine la composition des services administratifs de l'immigration.

Diaprés VAfrican limes un traité de commerce a été conclu entre l'Allemagne et le Transyaal.

- Le Times of Notai rapporte que les Boers de PÉtat libre arrivent en grand nombre dans le Zoulouland, et qu'ils y achètent des terres. Des levers de terrains pour fermes se font dans la direction de la baie de 8**-Lucie.

Une disette terrible sévit en ce moment au sud de PAfrique ; quelques-unes des parties du Le-Souto en sont très éprouvées. La récolte du mais et du sorgho qui constituent la principale nourriture des Ba-Souto, a complètement manqué. Le renchérissement des grains dépasse toute idée. Un sac de mais ou de sorgho, qui l'année dernière se vendait de 6 à 7 fr. 50, coûte maintenant fr. 37,50. Beaucoup de personnes meurent de faim. Néanmoins Pœuvre missionnaire s'étend. Après avoir constaté, dans un premier voyage d'exploration, qu'une fort nombreuse population habite la vallée de la Makhaleng, M. Jacottet y a été envoyé de nouveau pour en visiter les villages et voir dans quels endroits il serait possible de placer des annexes.

Le gouvernement portugais a mis en adjudication la construction d'un chemin de fer de Loanda à Ambaca.

Une Société vient de se constituer à Manchester, sous le nom de British Congo Company Limited, en vue de favoriser l'exploitation, par le commerce anglais, du Congo et de la c6te d'Afrique. M. Jacob Bright et de grands négociants et industriels de Manchester font partie de son comité directeur. Le capital action est de 12,500,000 francs.

M. Hanssens a organisé à Léopoldville une nouvelle expédition des trois vapeurs le Boy<U, VAssocicUian internationale et VBn- Avant, pour remonter le Congo jusqu'à la station des chutes de Stanley afin de compléter les établissements de l'Association internationale.

Le vapeur de la Livingstone Inland Mission, le Henri Beed, a été mis à flot à Stanley-Pool, le 24 novembre dernier.

Le Parlement allemand a accordé une somme de 187,500 francs pour des explorations dans PAfrique centrale.

L'expédition allemande dirigée par le lieutenant Schulz a acquis de l'Assodttion internationale un terrain près de Noky, pour y fonder une station et y construire des magasins. Son intention est de se diriger vers San-Salvador et de gagner de là le Quango, par Ango-Ango et Cassongo.

Le lieutenant Massari a commencé l'exploration scientifique du Quango, à partir de la station de Kouamouth au confluent du Congo. Il fondera vraisemblablement une nouvelle station sur les bords de cette rivière. Peut-être en remontant la vallée du Quango, rencontrera-t-il l'expédition dirigée par M. Schulz, ou celle des

voyageurs Capello et Itcdb enrayés par le gouTenieiDi>ot portuga Duer le levé de cet affluent da Congo.

L'&dministration du Gabon a. coaatitné récemment nn comité cou culture et de commerce, qui sera appelé k délibérer et à donner ao tes les questions se rattachant au commerce et à l'agricnlture de la

D'après le Bulletin de la Société royale belge de géographie, l'Es) cupe sérieusement de la situation de ses possessions du golfe de Ga les qu'elle revendique sur le littoral de l'Afrique septentrionale. U s'est formée pour la coloniaatiou des lies de Corïsco, d'Annob oando-Pû, et une eipédition s'organise à Cadix sous la directioa dt verneur de la dernière de ces lies; des missionnaires s'y adjoindr' fonder des établissements à Corisco.

Le commandant du navire allemand VÂriadHe a obtenu da cbef demande pour que son territoire fOt placé sous le protectorat de mand. Ce territoire limité par deux rivières navigables, le Dnbreca est situé entre le Rio-Pongo et Sierra Leone, et a une factorerie a) les traités signés avec les rois de lUo-Pot^o, de Bramaya et de Dn placé ce territoire sous le protectorat de la France. Sans doute le c l'Ariadne ignorait le fait, et cette affaire ae réglera par voie dipton

Une dépêche de Madrid annonce que deux expéditions partiront pour le Maroc ; l'une se dirigera vers l'oasis de Figuig par la M< suivra la c6te occidentale jusqu'au Draa. Un dépOt de matériel est dé de la rivière du Kep, base d'opération de ces expéditions.

D'après le RmeU du Maroc, l'ambossadear de l'empire allemi il. Weber, que son &ge appelle à la retraite, sera probablement n D'' Nachtigal, commissaire actuel du gouvernement allemand à A

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