‹ L'Afrique explorée et civilisée;Chapitre 34 sur 38 · E DE L'HUILE EN AFRIQUE · texte numérisé non relu

E DE L'HUILE EN AFRIQUE

tteutioD de nos nlioiiiiés sur plusioui-s des ique, et sur l'importance qu'ils ont acquis»' taies avec les peuples civilisés. Les plumes its, les dattes, la gomme, l'ivoire ont fait ', mais jusqu'ici nous n'avons rien dit <!<' Il des pi-oiluits les plus abondants du conti- : dont l'exportation a pris le développement iidérable. U» article de la Deutsche Rimd- Statistik, u Afrika ein Dorado des Orllmtiobjet du commerce africain, des reuseiîjiii'e de 'communiquer il nos lecteurs, ?s ricliesses presque inépuisables en buite- ■ vanter de ti-ésors éiionnes en huiles végi~ mier à huile et beaucoup de plantes oléa^iiniméniorial daus les différentes parties du , e'estlepalmieràhuiie (ElmxGiiiiieensis].

irtie de l'huile exportée d'Afrique.

1 grappes, énormes à Zanzibar, plus petite.* lays voisins. Dans la Nigritie, il y a de va,se; les habitants sont en relations avec le> ■e, de la Côte d'Or et de la Côte des Escla- >réts de palmiei-s, et dont les villes, Ebboe. 1 et Koulfou ont des marchés, sur lesquels e palme sont vendues, par voie d'échange, à vaut la dernière guerre de Lagos, Ejeurin. » elle seule, chaque semaine, de 60,00.) à

' L'éterage des autruches au Cap et en Algene 1 année p 234. — Les gisemtntf aurifères en Afrique, 11™* année, p. 18 et les gueneni a rifères du Transitai. VI~" SDnée, p. IM. — Les mines de diava t» au e d de F Afrique, 11"" année, p. 180. — Le palmier-dattier, U°" année, p 13 III année p. 8. — Les acaeiaygommiers en Afrique, lU"" année, p. "3. — Le eo e ce de Fivoire africain. Vl-wannée. p. 241.

70,000 gallons ' anglais d'huile. Le commerce est entre- les mains d'agents indigènes qui achètent l'huile aux producteurs contre de la monnaie de convention, poudre d'or, barres de fer, de laiton, fil de cuivre, etc., puis la livrent aux Européens contre d'autres marchandises. Il y a en outre de nombreuses maisons de commerce établies en permanence. Ces trafiquants d'huile possèdent aujourd'hui au moins cent établissements sur sept fleuves différents ; ils emploient au moins quatre cents agents blancs dans des comptoirs ou sur des navires, et autant de noirs comme tonneliers, charpentiers, cuisiniers et surveillants. La plupart de ces gens vivent sur des pontons à l'ancre dans des ports ou dans des baies abritées ; le silence n'y est interrompu que par le clapotement des vagues, aussi leur vie est-elle uniforme ; le climat est très dangereux pour eux.

Toute la côte occidentale, depuis le Cap Blanc jusqu'à Saint-Paul de Loanda, est couverte de forêts de palmiers ; mais la population qui pourrait les exploiter est clairsemée et très paresseuse. A Fernando-Po, les arbres sont si nombreux que le sol est littéralement couvert de fruits, qui servent de nourriture aux singes ou ppuiTissent sans emploi. Jusqu'à présent on n'en a tiré que 400 à 500 tonnes d'huile par année, tandis que l'île pourrait en produire facilement dix fois plus. Cela provient de ce que les habitants sont très paresseux, et comme ils ont peu de rapports avec les peuples civilisés, leurs besoins sont encore très res- * treints. Les tribus qui, par leurs relations avec les Européens, ont pris goût à toutes sortes d'articles de notre industrie, se donnent la peine de produire plus pour retirer davantage. A Fernando-Po, le travail des hommes se borne à grimper sur les arbres pour en faire tomber les noix; tout le reste est l'aflFaire des femmes et des enfants. Les fabriques sont de simples huttes dans les forêts ; l'huile y est préparée de deux manières. Les coques des noix recueillies sont coupées et mises dans une espèce d'auge de six pieds carrés, pratiquée dans la ten'e argileuse bien battue et entourée d'un mur de dix-huit pouces de hauteur. Dès que l'auge est remplie à moitié, une femme y entre, foule les coques jusqu'à ce que l'huile en sorte mélangée avec le résidu des coques ; cette substance a à peu près la consistance d'un mastic tendre. On la verse alors dans des vases remplis d'eau que l'on place sur le feu ; l'huile se sépare, monte à la surface, et on la puise pour lamettre dans des cruches de terre contenant pour la jîlupart cinq gallons anglais. A

* Le gallon anglais vaut à peu près quatre litres et demi.

leurs connaissances comme esclaves. L'introduction du commerce de rbuile a fait diminuer l'exportation des esclaves, mais, à l'intérieur, la traite fleurit encore. Les chefs emploient le travail seiTile, pour la production de l'huile, et le prix des esclaves monte avec celui de l'huile.

Les chi&es indiqués de temps à autre dans les rapports des autorités anglaises, donnent une idée du développement de ce commerce. De 8000liv..sterl., représentant l'huile importée d'Afrique en Europe en 1807, il s'est élevé à 1,600,000 liv. sterl. En 1818, il n'avait été exporté, de la côte occidentale d'Afrique en Angleterre, que 1464 tonnes d'huile, aujourd'hui l'Angleterre en reçoit au moins 100,000 tonnes.

La côte occidentale d'Afrique a beaucoup d'autres sortes d'huiles. Le Oarapa Oinneensis fournit l'huile de touloukouma, de Sénégambie et de Guinée; le Bassi Parkii, l'huile de Galam, aussi nonmiée beurre de Tchi ou de Bambouk. On emploie la première tantôt comme huile à brûler, tantôt pour s'oindre le corps ; à Sierra Leone elle sert aussi de purgatif. On en exporte dans la France méridionale où l'on en fait du savon. Le résidu des noix après le pressurage fournit un bon engrais pour l'agriculture. L'huile de Galam, extraite de la plante par la cuisson, sert à fabriquer du savon et des bougies. On l'emploie aussi en Afrique comme ingrédient dans la préparation des aliments. Les savants ne sont pas d'accord sur sa qualité ; Mungo Park la louait beaucoup.

En Sénégambie, croît, à l'état sauvage, le Ridnus communis, qui atteint une hauteur de 4" à 5". Pour en obtenir de l'huile, on coud les graines dans des sacs faits de crins de cheval, et on les broie avec de lourds maillets de fer. Des auges reçoivent l'huile qui en découle, et on la met dans des bouteilles dont la plus grande partie sont envoyées en Angleterre. Les arachides, qui forment le principal article du commerce de la Gambie, fournissent aussi de l'huile ; on les expédie en Europe où on les pressure, et l'huile qu'on en tire est employée surtout par les fabriques de savon de Marseille.

Le cocotier, ou roi des palmiers, Cocos nucifera, fonne d'immenses forêts dans le voisinage de Zanzibar ; l'huile qu'on tire de son fruit est envoyée en France et en Angleterre, pour être employée dans les fabriques de stéarine. Souvent les noix sont envoyées séchées en Europe, oîi elles sont pressées.

Il existe encore d'autres plantes oléagineuses que l'on a découvertes récemment et que le commerce n'exploite pas encore. De ce nombre est la Motsakiri, (probablement identique à la Trichiliacapitata), qui croît

au bord du Zambèze, et dont les graines noires, étroites, longues d'un demi-pouce, sont extrêmement riches en huile. Le D*" Kirk a découvert, à l'ouest du lac Nyassa, une espèce de palmier qui ressemble plus au dattier qu'au palmier à huile ; il atteint 14" de hauteur, est très riche en huile et cependant les indigènes ne l'exploitent pas encore; en revanche, ils se servent, pour la cuisine, de l'huile douce du Bomanus^ dont le fruit a la grosseur d'une noix. Ces plantes, et d'autres encore, méritent à un haut degré l'attention des commerçants et des industriels européens.

L'Afrique produit aussi de l'huile d'olive et de l'huile de lin. L'Algérie a de vastes forê*ts d'oliviers ; si l'on y établissait, en nombre suflSsant, des fabriques d'huile, elles pourraient approvisionner une grande partie de l'Europe. L'olivier y croît partout à l'état sauvage, et y prospère si bien qu'un seul arbre suffit souvent à l'alimentation d'un Kabyk. La Kabylie en particulier n'est guère qu'un immense bois d'oliviers. Depuis 1852, le commerce des olives a fait de grands progrès en Algérie. Bougie, Dellis et Djidjelli sont d'importants marchés pour les relations entre les Français et les Kabyles. Il y a, dans les montagnes, quelques établissements européens où les indigènes ont appris l'art de manipuler les olives. En 1853, il a été exporté environ trois millions de kilogrammes d'huile, en 1880 le chiflFre de l'exportation a atteint la somme de dix-sept millions de francs. On pourrait facilement atteindre un chiffre de beaucoup supérieur, si l'on exploitait convenablement les forêts qui ne gèlent jamais et dont les arbres ne sont jamais malades. Tripoli, Tunis et le Maroc, ainsi que Mogador, fournissent beaucoup d'huile d'olive. Comme dans le midi de l'Europe, on emploie surtout les olives d'un bleu foncé ; on les fait sécher, puis on les porte au pressoir oïl elles sont brovées entre deux meules.

Le lin croît surtout en Egypte, où, déjà sous les Pharaons, il était renommé. Les anciens Égyptiens en tiraient une huile, à laquelle on doit la parfaite conservation des peintures de leurs monuments vingt fois séculaires. Aujourd'hui la culture du lin en Egypte est très négligée, mais, avec quelques soins, elle pourrait redevenir prospère.

Comme tout le commerce africain, celui de l'huile est encore à ses débuts ; mais ceux-ci sont des plus favorables, et suffisent pour donner une idée de ce que ce trafic pourra devenir, lorsque les meilleurs procédés de culture et d'exploitation auront été appliqués dans toutes les parties du continent où prospèrent les plantes oléagineuses, et lorsque les voies de communication auront été ouvertes avec l'intérieur, où

demenreot encore sans emploi des quantités éi perdent, faute de moyens de transporta rapide amener h la côte.

CORRESPONDANCE Lettre du Zambëz

Leshoma, 20 juin 186

J'ai le plaisir ai^ourd'bui de tous accuser réceptic T0U8 remercier de votre fidélité à me faire parveDir au commencemeut de ce mois-d, les numéros de dl fétrier 1885, que j'ai déjà lus avec beaucoup de plaii

En avril dernier je tous ai eaTojé deux lettres qu venues. Je tous racontais le vojage de M. Coillard puis, les événements qui sont survenus depuis son rc d'hui se réduisent à peu de chose :

Les chefs de Seshéké, à l'exception d'un seul, et t pays sont partis le mois dernier pour la vallée, afin d( roi. Je ne sais si c'était leur but unique; nous svoni le Gambella actuel — avait appelé Morantsyane, de cette contrée à partir des chutes Victoria, afin qu'il lu dirigée contre Akonfouna.

A vrai dire, noua ne savons et ne saurons rien de le retour des dits chefs, retour qui s'effectuera sans (

Ces faits ne laissent pas de nous préoccuper, non dans le pays, mais bien k cause des retards que les i apporter à notre œuvre. Le temps est moins précieu Dous, et rien ne les stimule à nous faire sortir de forêts. Toutefois, si noua n'apprenons rien, d'ici au coa nous désirons, malgré tout, traverser le fleuve et nou< i Seshéké, jusqu'à ce que le chemin de la vallée soi qni doivent s'y rendre. Alors mÉme que l'on se batti nous désirerions tout au moins nous mettre en roa été loin de nos gens.

Les Féres quittent Fadamatenga; ils ont déjà fait ici un seul Frère; aujourd'hui, l'un d'eux est de retou et liquide leurs affaires à Fadamatenga. Leur statio) que celle de Padamatenga, et ils se replient tous, je pays des Ma-Tébélé. Le Père Kroot a été dangei d'état de retenir ici.

Notre santé s'est beaucoup améliorée avec le le

ouTriers qui nous avait donné de vives inquiétudes est en bonne voie de se remettre tout à fait. Somme toute, notre expérience du climat est favorable, et c'est pour nous un grand sujet de reconnaissance. Je trouve la chaleur très supportable, même an cœur de Pété ; en outre, à cette époque de l'année, les nuits sont encore fraîches, de telle sorte que nous n'éprouvons jamais ici un sentiment pénible de manque d'air. Pourquoi ne vivrions-nous pas au Zambèze comme ailleurs, une fois que nous auron» fait bonne connaissance avec la fièvre et avec le traitement propre à chaque constitution ?

Ces derniers temps nous avons eu un bien triste exemple de la cruauté des Ba-Rotsé : Lesuane, chef d'un village situé entre le gué et le village d'£mpalira\ avait une fille recherchée par un jeune homme de son village. Cette dernière éprouvait de l'aversion pour son amoureux et refusait obstinément de lui être unie. Le jeune homme, lassé de ses sollicitations infructueuses, en vint aux menaces, et jura à celle qu'il aimait qu'elle n'épouserait jamais un autre que luL Sur ces entrefaites, la jeune fille tomba malade et mourut, et tout le village en émoi de s'enquérir de celui qui lui avait lancé un mauvais sort. Naturellement, les soupçons tombèrent sur son ancien amoureux qui fut condamné à passer par l'épreuve de l'eau bouillante, c'est-à-dire qu'il avait à plonger ses mains dans ce liquide et à prouver son innocence en les ressortant intactes. Le malheureux eut au moins le bon sens de se refuser à cette expérience peu douteuse, mais il n'échappa pas au supplice du feu. A la suite de son refus, il est déclaré coupable, et en conséquence brûlé vif ; un bûcher s'élève à l'entrée du village ; le pauvre homme, couché sur le ventre, y est lié par les pieds, les mains et le cou. Cela fait, on le recouvre d'un tas de branches d'une épaisseur de deux pieds, et le feu est allumé. Auparavant, on avait asséné au condamné un coup de gourdin, afin de l'étourdir et de rendre ses souffrances moins vives. Malgré cette précaution plus ou moins charitable, l'infortuné expira en poussant des cris affreux, pendant une danse infernale de ses juges; puis, une fois la mort survenue, toute l'assemblée se sauva, la frayeur dans l'âme.

Ces détails nous ont été racontés avec un cynisme incroyable par un parent du défunt. Nous savons qu'une scène analogue s'est produite à Seshéké, à l'occasion de la mort d'une femme de Morantsyane. Pauvres gens! où est leur espérance?

Hier , nous avons appris que les chefs de Seshéké sont en route pour revenir, mais nous ne connaissons pas les détails '.

Notre poste partira par le wagon de M. Westbeach, et je me vois forcé de clore ici mon récit. J'ai simplement voulu vous dire un mot affectueux et vous apprendre que, grâce à Dieu, nous sommes encore sur la terre des vivants.

D. Jeanmairst.

* Voy. la carte, ni"« année, p. 64.

' D'après une lettre de M. Coillard, mise obligeamment à notre disposition, le retour des chefs prouve que la tranquillité a été rétablie, relativement du moins.

BIBLIOGRAPHIE'

Der Kongo und 8EIN Gebiet. Eine geographische Studie, von D' A. OppeL Bremen, 1885, iii-8% 32 p. — L'importance qu'a prise de nos jours le bassin du Congo, au point de vue scientifique et économique, a engagé l'auteur à eu faire une étude sérieuse dans laquelle il examinera successivement : 1** la découverte et l'exploration du Congo et de son bassin ; 2? le pays et sa nature ; 3"* la population indigène et les conditions sociales dans lesquelles elle se trouve ; 4** la position des Européens au Congo, et les perspectives qui s'ouvrent devant eux. Après avoir rappelé succinctement ce qui a été fait depuis la découverte de l'embouchure du Congo par Diego Cam, il y a 400 ans, il montre que ce n'est que depuis Livingstone et Stanley que commence l'exploration méthodique du fleuve et de ses affluents, et détermine la part qui revient à chacun des voyageurs ou des missionnaires à l'œuvre dans ce vaste champ de travail. Puis il décrit le relief de ce bassin, sa formation géologique, et ses conditions météorologiques. Les deux dernières parties de l'étude du D' Opp^l ne nous sont pas encore parvenues, vraisemblablement parce que l'auteur se réserve de les communiquer à la Société de géographie de Brème, devant laquelle il a lu les deux premières. Nous en parlerons lorsqu'elles auront été publiées.

AsSAB E I Danachili, viaggio e sTDDn di O.-B. Lieata, Milano (Fratelli Trêves), 1885, in-16, 335 p., fr. 3,50. — Dans un style facile et attrayant, le professeur Licata a donné le récit de son voyage jusqu'à Assab, puis une étude détaillée sur cette colonie, son passé et son avenir. Il décrit la vie à Assab, le climat, la flore, la faune, et fait un exposé fort intéressant de l'origine des Danakils, ainsi que de leurs us et coutumes. Sans être d'un optimisme exagéré, les conclusions de l'auteur sont cependant favorables à la colonie, en tant que centre de cabotage pour les mers d'Orient, plutôt que comme factorerie. Il demande instamment qu'on la soutienne et qu'on ne perde pas les fruits de tout le labeur et de tous les sacrifices accomplis jusqu'ici.

Afrika. Der dunkle Erdtheil im Lichte unserer Zeit, von A. von Schiveiger-Lerchenfeld. Mit 300 Illustrationen hervorragender Kttnst-

' On peut se procurer à la librairie H. Georg, à Genève et à Bftle, tous les ouvrages dont il est rendu compte dans V Afrique explorée et civUisie,

1er, 18 kolorierten Karten. Wien (A. Hartleben), 1885, in-8*, 30Liv., à fr. 0,80. — Bien que l'Afrique ait vu se développer, dans sa partie nordorientale, une des plus anciennes et des plus brillantes civilisations, elle mérite encore d'être appelée le continent noir, non pas à cause de la couleur des hommes qui l'habitent, mais par suite du mystère qui recouvre une grande partie des régions de l'intérieur. En outre, combien l'Afrique n'est-elle pas encore ténébreuse pour une forte portion du public ! Il n'est pas de continent sur lequel il règne des idées aussi étranges et aussi absurdes. On peut aflSrmer que la somme de travail et de peines auxquels son exploration a donné lieu, n'a pas eu pour conséquence une propagation proportionnelle des connaissances sur le continent afincain. Cependant, aucune nouvelle découverte ne passe inaperçue pour les géographes. A la lumière de la science, l'Afrique s'éclaire ; elle prend vie sous notre regard ; les contrées peuplées augmentent de jour en jour et seront bientôt toutes connues dans leurs grands traits.

Depuis quelques années, dans la plupart des langues européennes, la littérature vulgarisatrice s'est emparée des sujets concernant le continent mystérieux, et a répandu, sous une forme populaire, les données nouvelles fournies par les voyageurs. Ainsi que les catalogues des libraires en font foi, il existe déjà, en allemand, un riche trésor d'ouvrages sur l'Afrique, les uns purement scientifiques, d'autres traitant la question commerciale, enfin un grand nombre d'écrits sous la forme de récits de voyage. Il manquait une œuvre qui, par l'utilisation de tous les documents publiés, soit en allemand, soit en d'autres langues, et par le classement de ces matériaux, épars dans une foule d'ouvrages, permît au lecteur de s'orienter et d'être au courant du mouvement géographique africain. Il fallait, en un mot, une sorte de résumé général, à la portée de toutes les intelligences. C'est le travail qu'a entrepris M. Schweiger- Lerchenfeld et qu'il a mené à bonne tin. On connaît par les nombreuses publications de cette plume en même temps brillante et simple, ces récits enjoués, riches en couleurs, en tigures, en digressions de toute nature, en anecdotes intéressantes et instructives. Dans cet ouvrage, où l'écrivain a su mettre à profit toutes les qualités de composition et de style, nous voyons se dérouler une sorte de tableau toujours nouveau où chaque pays, chaque race, chaque individualité ethnographique occupe une place correspondante à son importance. C'est un compendium complet dans lequel nous sommes sûrs de trouver le renseignement cherché, chaque fois que notre mémoire est en défaut.

Un court historique des découvertes sur les côtes et dans l'intérieur

de l'Afrique jusqu sections dans lesi 2. Afrique équatoi dionale); 3. Soud!

lis, Egypte et Nuh Tunisie, Algérie, '.

iiière partie se raf et des animaux, ; trois cents illustra seotent des voyag»

Roblfs, SoleiUet, < cet ouvrage. Une papier fort et tiréi comprenant entrt plantes, des popul sessions des divers bots, etc. Unenot ce bel ouvrage qui grand public.

The Mozaubiqi London (British a Après avoir rapp nations de rEuro] au développement qui ont été faits p due actuelle de ce leurs pour arriver que tous les moye blocus des côtes, î tribue pas à ces i beaucoup plus sûr commerce légitimi par une émigratio région salubre de s'établir sur les ri' Compagnie des lai uëte et pacifique i avis, pour l'extinc

Edropas Kolonien, 1*" Band. West-Afrika vom Sénégal zum Kamerun. Nach den neuesten Quellen geschildert, von D' Hermann Roskoschny. Leipzig (Grosner et Schramm), 1885, in-4'', 2** Aufl., 15 Liv., à fr. 0,75. — Contrairement à ce qui se passe en France, la politique coloniale est maintenant tellement en faveur en Allemagne, où elle est préconisée par tous les partis, que, de tous côtés, auteurs et éditeurs font paraître d^ ouvrages se rapportant soit aux nouvelles possessions allemandes, soit aux pays vers lesquels le courant d'émigration peut encore se diriger avec quelque chance de succès. Sous ce titre, les Colonies européennes, M. Roskoschny a entrepris la description des contrées africaines et océaniennes au milieu desquelles l'Allemagne a planté son drapeau. Il le fait d'après les meilleures sources, c'est-à-dire d'après les récits des voyageurs les plus récents et les plus dignes de foi. Quant à la manière générale dont le livre est écrit, elle n'est ni trop simple ni trop scientifique, en un mot, elle est à la portée de tout le monde. On peut donc dire de cet ouvrage qu'il fournit des renseignements exacts et se laisse lire facilement. C'est le vrai livre de vulgarisation.

L'œuvre entière comprendra plusieurs volumes : le premier, celui que nous avons sous les yeux, est consacré à la Sénégambie et à la Guinée septentrionale ; le second, au bassin du Congo et aux territoires du Gabon, de Loango et d'Angola ; le troisième aux archipels océaniens encore sans maître, vers lesquels se porte aujourd'hui l'attention ; enfin les autres, en nombre encore indéterminé, s'occuperont de la Colonie du Cap, de la côte orientale d'Afrique; de Madagascar, etc.

Il s'agit donc d'une publication assez considérable, qui embrassera ime vaste portion du globe et les livraisons déjà parues nous font bien augurer de l'ensemble. Elles débutent par une étude historique et géologique de la côte occidentale et des mers qui la baignent, dans laquelle les travaux tout récents du Travailleur et du Talisman sont cités et accompagnés de planches graphiques, de profils, dont l'examen facilite grandement la compréhension du texte. Après cette introduction viennent deux sections, dont la première est intitulée Sénégambie, et la seconde, Guinée supérieure. La première décrit la colonie française et met à contribution les voyages de Galliéni et de Borgnis-Desbordes au Niger, et la seconde, les diverses côtes qui se succèdent jusqu'à la baie de Biafra, y compris le territoire de Cameroon sur lequel l'auteur a su réunir une foule de renseignements intéressants. Ce qui soutient l'intérêt du lecteur, malgré les fortes dimensions du volume, ce sont non seulement les digressions, les anecdotes et les curieuses peintures de mœurs,

mais surtout les gravures, le plus ges originaux, et qui, fort bien f neat mieux que toute descriptio tants. L'ouvrage ue renferme paf ou plans.

TAGEBOCH-BaiEFE EIKE8 JCNOEI

E.-Walt. Wegner. Mit Kartenuni

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tratlonen, fr. I. 25. — Ackebbau voQ C.-O. Buttiier. Mit 1 Karte RUS, Land, Yolk und Hàmdel 4 niustrationeti, îr. 1. 25. Leip Pour faire mieux connaître les mandes, la librairie Schlœmp a e brochures sur toutes les questioi ont déjà paru nous transportent i Océanie ; d'autres suivront proi orientale, du pays du Cap, etc.

Le fascicule N° 1 renferme un Allemand, M. Ernest- Walter W( Luderitzland. N'étant point dest sans prétention et se font lire a' ziger Zeituiuj, elles décrivent s Aiigra-Pequena, et donnent, sur pênes, sur l'œuvre missionnaire.

Le N° 2 est consacré aux régio veile-Bretagne, récemment occui de la prise de possession, décrit :

enfin s'occupe de l'avenir de la

L'agriculture et l'élève du b( que, comprise entre le cap Fri l'objet de la troisième brochun connu par sa longue exploration sionaaire dans le Damaraland. E qui ait été la cause dominante l'auteur montre qu'il y a aussi là

Enfin le N" 4 est une monogra surtout question du sol, des ini

BULLETIN MENSUEL (7 décemhre 1885').

Noas avons aDDoncé, dans notre dernier numéro (p. 325), l'expédition que M. le lieutenant Palat se proposait de faire, de GéryviUe, à travers le Sahara, jusqu'à Timbouctou et au Niger. Le début de son entreprise n'a pas été heureux. Après avoir eu un doigt cassé par accident, il a été pris d'un accès de fièvre à Salda, et des indigènes engagés par lui ont déserté. Il a dû se rendre de Saïda à GéryviUe (voyez la carte, III"*" année, p. 84), pour y acheter des chameaux et louer des chameliers. Il devait partir le 5 octobre pour Brezina, et se diriger ensuite sur Hassiben-Zeïd, près de l'Oued-Seggueur, Là se trouve Si-Kaddour, qui devait faciliter à M. Palat la première partie de son voyage. Si-Hamza a consenti à accompagner l'explorateur jusqu'à Aïn-Salah.

Le Journal de la Chambre du commerce de Londres attire l'attention sur l'augmentation constante de rimportation des bois de eonstruction dans les ports du nord de l'Afrique, de la mer Rouge, et spécialement du Caire et de Port-Saïd. Il en a été importé l'année dernière, au Caire seulement, pour deux millions de francs ; l' Autriche- Hongrie en a fourni pour 1,400,000 francs ; le reste provenait de Suède, d'Allemagne, de France et d'Angleterre. Quant à Port-SaJd, il en a reçu 21,700 tonnes, soit une quantité beaucoup plus forte qu'en 1883. Le besoin en augmente considérablement, non seulement par suite de la reconstruction du quartier arabe, détruit en grande partie par un incendie, mais aussi par le fait de l'extension que la ville prend chaque jour. Les pierres sont tirées d'Alexandrie et de Damiette, mais les constructions sont généralement légères et réclament beaucoup de bois. Il en faudra également beaucoup pour l'exécution de canaux projetés.

La Société de géographie de Paris a reçu des nouvelles de M. Aubry qui, pendant deux ans et demi, a exploré le Choa et une partie du pays des Gallas, des Danakils et des Somalin. H a déterminé le cours de l'Haouasch et de ses affluents, le Mongueur, le Gonder et le Goudjab, ainsi que les altitudes de nombreuses sommités du pays. Il s'est aussi occupé de recherches géologiques, minéralogiques et paléontologiques. Quoiqu'il n'eût pas à lutter contre la maladie, son retour à

^ Les matières comprises dans nos Bulletins mensuélè et dans les Nouvelles complémentaires y sont classées suivant un ordre géographique constant^ partant de l'Algérie, puis allant à l'Est, longeant ensuite la côte orientale du continent et revenant par la côte occidentale.

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