Surnom d'Aniilcar
'cannelle cii=(niirs p'npplique à un ?cul, et se? exi^oits ont assez signalé à loul l'uiiivcis Amiilial. Les aslrescrr.Mils oublieront leur roule, i'clé ensevelira sons les iieigos les Elhiopicns, riiivor, rô- Gliaiill'o p.'ir le sonifle iiquéfir.nt <lc I^orf-e, Fera fondre les giacs des Hionls lliulioes avant que la lenc ait pFoduil l'cj^al de ce héros.
« L'amour ne me ironipe point; je dirai donc la vérité. Pardonnez moi, habitants dos cieux, je crains que l'Envie funeste et la Faveur aveugle ne nuisent à mon fils. Jetez les yeux, Jupiter, sur la terre d'Italie : voyez-tons ei^s champs couverts des cadavres de leurs colons? Voyez-vous ces fleuves teint d'un sang indigène, et ces tombes de généraux élevées à de grandes distancesdans des régions inconnues? Mon Annibal a pu parsemer do ces tombes le vaste univers, il a pu réparer les montagnes ot les réunir p.ir des blocs de pierre. Mais maintenant quelque dieu lui fait résistance, car qui lui opposerait désarmes mortelles? Un enfant marche conire nous à la tète d'une arn}ée ennemie. Quelle honte, dieu du ciel? Mais nous ne craignons ni cet enfant, ni cette femme' que je vois ici d'un air superbe méditant en silence de grands desseins pour combattre ma desl née. Celte femme, cet enfant, rellroi du monde, et son père, nous les avons vaincus jadis dans une seule bataille. La fortune ne nous avait point esicore témoigné une pareille faveur. Aujourd'hui atrermie par tantt'e triomphes, que craindrais-je, sinon peut-cire les dieux ? Protégez monhonneur et empêchez le crime. Je mourrai si l'on n'oie à cet enfant ce jo ne sais quoi qui me condamne à craindre toujours. »
Elle dit L'autre, au contraire, vénérable par son air modeste fit quelques pas, jeta sa couronne et son sceptre, et se prosternant aux pieds du Dieu du tonnerre, elle lui parla ainsi :
« 0 puissance suprême du monde entier, puisque vous souffrez que votre liome arrose de ses larmes vos pieds sacrés et vous fléchisse par ses justes prières, ô père des dieux et des hommes, créateur très bienfaisant de toutes choses, épargnez les vôtres, venez-leur en aide et soulagez leurs maux. Quel horrible incciulie attisé par les vents rapides a sévi à tr.ivcrs l'Ilespérie, quel orage désastreux les nuées épaisses ont fait fondre sur nous, le monde le sait cl le ciel encore mieux. Je ne nie point ce que cette virago me reproche maintenant en insultant à mon malheur, que les ossements blanchissent les champs de l'Italie, et que les sépulcrrs de ses généraux sont dispersés par toule la terre. J'ai enduré tout ce que la fureur des armes entraîne avec elle, et vous, père, vous l'avez soulfert du haut de votre trône. C'est à mes crimes sans doute que je le dois. Jetez enfin un regard de compassion sut