‹ L'AfriqueChapitre 3 sur 22 · Forêt unie · texte numérisé non relu

Forêt unie

ardeur et en si peu de temps qu'aujourd'hui j'en suis moi-même étonné*. »

V Afrique embrasse les principaux événements qui marquèrent la fin de la seconde guerre punique. Elle commence ;iu moment où Pui)lius Cornélius Sclpion vient d'expulser les CarllKTginois de la piMiiii-ule espagnole, et se termine par le triomphe du vainqueur de Znma. l-^popée merveilleuse où la Ibrlune de Home se relève conirc touli; espérance, et où. parl'a^^cendant de son génie, le .j(nmc Scipion réduit en poudre les longs travaux et les succès inouïs du vieil Annibal.

Le premier livre débute par une double invocation aux Muses et au Christ et parla déJicace du poè ne au roi Robert. I-e porte recherche la cause delà lutte séculaire qui divisa Romcet Carthagc, et il l'attribue à l'envie. Ce qu'il veut raconter, c'est la seconde guerre punique. Il nous montre son héros, le jeune Publius Cornélius Seipion, entièrement maîlre de l'Espagne et s'apprèlant à. poursuivre les Carthaginois réfugiés de ["autre côté du détroit. Dans celle disposition d'esprit, Scipion eut un songe. Son père lui apparut tel que la mort l'avait fait, criblé d'horribles blessures.

Il ouvre à son fils les porlesdu Ciel et l'introduit dans la demeure des bienheureux. Il salue en lui le vengeur do sa l'amille et le libérateur de sa pntric. Il lui raconte sa fin tragique et celle de son frère tombé comme lui sois le fer des Carthaginois.

Le jeune Scipion demande à son père s'il vit réellement. Cedi' demande provoque de la p.irt du père une éloquente proleslalion en faveur de l'immortalité de l'âme. En même temps il monlrc à son fils plusieurs de ses compalriotes que leur vaillance a élevés jusqu'aux astres et que celui-ci reconnaît Le jeune Scipion se jeltc avec effusion dans les bras de son oncle. Il voudrait déjà partager sa félicité. Celui-ci modère son împatience. lui prêche la résignalion et lui trace sa règle de cond lile. Il lui montre, en les caractérisant d'un mot, les premiers ruis de Rome, à l'exclusion de Tarquin le Superbe, et les trois Iloraces dont le dévouement assura rindépi'ndanro de leur pairie.

Pendant tout le deuxième livre le sonae continue. Le jeune Scipion conjure son père de lui dévoiler l'avoui.r. Il lui demande si après tant de dél'ailes Rome doit succomber, et s'il faut qu'il se rende à la merci d'Annibal. Son père s'empresse de le rassurer. Il lui declire qu'il trioiuphera de ce brig'ui'l borgne*. Il l'engage à se mellrc on garde contre s(;s arliliccs. Après une grande bataille dans laquelle Annibal sera vaincu, il ira de rivage on rivage cherchant à nouer des intelligences avec tous les ennemis de Rome,

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