‹ L'Afrique nouvelleChapitre 101 sur 265 · NOIRS ANTHROPOPHAGES · texte numérisé non relu

NOIRS ANTHROPOPHAGES

appelle Wabwari, ne forment pas une belle race ; ils sont vêtus du mbugu^ auquel pendent des franges taillées en queue de léopards. Les femmes attachent, avec une corde, leurs seins, de manière à leur donner une hideuse inclinaison. Elles sont couvertes d'une peau de chèvre ou d'une jupe de grossière étoffe d'écorce d'aYbre. Les femmes des chefs portent des bracelets de cuivre et des ornements en perles. A Mtuwwa , le sultan de Vile réclama pour droit de visite un bracelet et deux vêlenients.

De ce point, les canots se dirigèrent vers le rivage occidental, où ils atteignirent Murivumba, dans TUbembé. C'est une contrée dont les hommes, le climat, les moustiques, les crocodiles, sont, à ce qu'il paraît, également redoutables. Les indigènes y sont anthropophages; ils abandonnent à la nature sauvage un sol extrêmement fertile, et se repaissent des plus ignobles aliments, la vermine, les insectes, la chair putréfiée. Quant à là chair humaine, ils la mangent crue, tandis que leurs voisins, lesWadoe la préfèrent cuite. La population, qui se porta en foule au-devant des canots, avait un aspect sale, chélif et dégradé; pour la faire tenir en repos, le chef indigène d'un des canots lira sur elle un coup de fusil, et tous firent entendre d'effroyables hurlements.

A partir de ce pays anthropophage, les canots se mirent à côtoyer le rivage occidental du lac, et ils arrivèrent, après dix heures de navigation, à la frontière nicridionale de l'Uvira. Le peuple de ce pays est policé

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