‹ L'Afrique nouvelleChapitre 103 sur 265 · TEMPÈTK SUR LE LAC · texte numérisé non relu

TEMPÈTK SUR LE LAC

ni les menaces ne purent changer sa déterininalion. M. Bui ton eul du moins quelque consolation à pouvoir interroger les jeunes fils du sultan sur un pays quils connaissaient bien. Ils purent lui affirmer queleRusizi, lari- \icre mystérieuse du nord, n'est pas une décharge, mais un affluent du lac, contrairement à des assertions apportées par des Arabes. Maruta, le sultan dTvira, et les trois géants, ses fils, n& manquèrent pas de réclamer le présent de bienvenue; ils reçurent douze vêtements, des colliers de verre et trente colliers de corail. En échange ils envoyèrent des chèvres et du lait.

Lorsque l'expédition quitta Uvira, en avril, on "était aux dernières convulsions de la saison humide , et de t|5rribles tempêtes bouleversaient encore les eaux du lac. Les canots eurent à en subir une des plus violentes. A la suite d'un calme plat, survint un vent froid ; le ciel était obscurci par des nuages que de temps en temps déchiraient les éclairs ; la pluie tomba d'abord en ondées, puis par torrents, et le vent soulevait de grandes vagues. Les équipages, atterrés, trempés, poussaient des cris, et ils ne recouvrèrent la raison que quand l'orage eut cessé. Le retour de Texpédilion s'effectua avec assez de promptitude; neuf jours après son départ d'Uvira, elle rentrait dans Ujiji.

L'exploration du lac Tanganyika a eu l'important résultat de nous faire connaître avec certitude l'état topographique de l'Afrique intérieure. Depuis qu'on avait appris par les récits arabes et indigènes l'existence d'une

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