TRAVAUX DE L EXPÉDITION
main que la mort a glacée. Vogel, ce noble jeune homme auquel le climat avait pardonne, est misérablement lombé sous les coups d'un sauvage féroce. Les doutes si longtemps prolongés, au sujet de sa destinée, ne sont hélas! plus possibles. Ses notes au moins, legs de sa science et de son courage, seront-elles sauvées? Cela même n'est guère plus probable. Toutefois, au point de vue spécial de notre curiosité, nous n'avons pas à nous plaindre ; Barth rapporte à lui seul de quoi nous surprendre et nous instruire : archéologie, ethnologie, decouvertes géographiques, descriptions, détails pittoresques, les élémens les plus variés sont semés dans la relation de son voyage. Dans la multitude des faits que cet ouvrage embrasse et des pays où il promène le lecteur, il y a trois grands centres qui se détachent particulièrement : le désert, le Tchad et le Niger, et c'est sous ces divisions, tracées pour plus de clarté, que nous allons le suivre.
Bans les derniers jours de décembre 1849, Barth el
Overweg, précédant en Afrique M. Richardson, qui ne
devait pas tarder à les rejoindre, se trouvaient à Tunis,
d'où ils partirent le 30 du môme mois, après quelques
préparatifs. La première heure de 1850 les trouva che-
mmant déjà loin du monde avec lequel ils venaient de
rompre, le visage tourné vers l'inconnu, et près de b
^yrte, sur une des stations de la route qui allait les me-
"erdeTums à Tripoli, ils échangèrent leurs poignées de
" '* *'"'"' "^"^ pour le s«ccès de leur vie nouvelle.