‹ L'Afrique nouvelleChapitre 122 sur 265 · BARTH S'ÉGARE · texte numérisé non relu

BARTH S'ÉGARE

8a chaleur, nulle part le moindre ombrage ; Barth, fatigué et désappointé, dut faire appel à toute son énergie pour descendre au fond d'un ravin qui lui barrait le passage et remonter Tautre bord. Enfin il arriva tout épuisé sur la crête de Tldinen : pas d'inscriptions ou de sculptures, seulement une vue magnifique ; mais de quelque côté qu'il tournât les regards, aucune trace de la caravane. Jl s'assit un instant pour reprendre des forces et faire un léger repas ; par malheur son biscuit et ses figues n'étaient plus mangeables, et sa provision d'eau était si petite qu'il n'eut pas de quoi apaiser sa soif. Cependant le jour avançait; dans la crainte que la caravane, le croyant sur les devants, ne poursuivit sa marche, il redescendit et s'engagea dans le ravin qui, d'après les incations de ses guides, devait le conduire au puits , il était alors environ midi, la chaleur était accablante, le voyageur avait une soif ardente, et le peu d'eau qu'il avait pris n'avait guère restauré ses forces. A la longue il atteignit le creux de la vallée, mais pas un être vivant n'apparaissait aussi loin qu'il pût étendre ses regards. Incertain de la direction qu'il devait suivre, il cria, monta sur une hauteur couronnée par un buisson d'éthel et déchargea ses pistolets, mais il ne reçut aucune réponse. Un fort vent d'est lui apportait des bouffées d'une chaleur mortelle. Il traversa quelques monticules de sable, gravit une autre hauteur et tira de nouveau. Pas de réponse. U crut que la caravane pouvait être encore dans l'est et prit celte direction. En cet endroit, la vallée était fertile

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