‹ L'Afrique nouvelleChapitre 138 sur 265 · LE BINUÉ ET LE FARO · texte numérisé non relu

LE BINUÉ ET LE FARO

gneuse très-feitilc et arrosée par le Faro et le Binué, ces deux rivières considérables qui, après s'être réunies, vont grossir le Niger, et que nous avons déjà en partie suivies avec la PleimL Par un heureux hasard, Barth allait les traverser juste à leur confluent. lien avait entendu vanter la largeur parles naturels, mais ses prévisions furent bien dépassées. Au delà de la chaîne de montagnes qui est la limite septentrionale de TAdamawa s*ouvre une région plate où se dressent seulement çà et là, d'une façon inattendue et bizarre, quelques pics isolés : c'est là que le Binué (mère des eaux, telle est la signification de son nom) coule entre une berge élevée de trente pieds qu'il dépasse et recouvre dans ses grands débordements et une rive plate qui devient alors un lac à perte de vue; de nombreux et larges marécages attestent ces inondations périodiques. C'est en septembre que les eaux comjnencent à monter.

M. Barth passa les deux rivières en juin et les revit en juillet : le Binué avait alors deux cent cinquante mètres de large et une profondeur moyenne de onze pieds; le Faro, beaucoup plus rapide, se répandait sur un lit de cent cinquante mètres, mais avec deux ou trois pieds seulement de profondeur. Le premier vient du sud-est et doit prendre sa source à une grande distance, car les indigènes ne savent rien de son origine ; le second sort, à ce que disent les natifs, d'un groupe de montagnes situées à sept journées de marche, et qu'on appelle les monts Lebul; puis il coule au pied de l'Atlan-

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