EXPLORATION DU TCHAD
Réunis, MM. Barth et Overweg entreprirent, dans la région qui borne le Tchad au nord, un voyage destinée compléter une grande reconnaissance accomplie par ce dernier avec le bateau anglais à travers le lac, et dont malheureusement les notes sont demeurées incomplètes par suite de la mort du jeune voyageur. Les deux Allemands se mirent en route vers le milieu de septembre 1851 pour rejoindre la bande turbulente qui devait les guider et leur servir d'escorte : c est ainsi qu'une excursion faisait suite à Tautre, et que toutes les circonstances étaient mises à profit. Les pays qui de Koukawa remontent vers le nord et s* étendent vers le bord occidental du Tchad sont riches et fertiles, sans toutefois offrir les points de vue pittoresques et les paysages variés de TAdamawa. En certains endroits, les figues, les dattes, les raisins, y croissent en abondance; le gerreah est un arbre de la famille des mimosas, dont le fruit, assez semblable à celui du tamarin, combat efficacement la dys. senterie. Avec la graine d'un autre arbre, le kreb^ on fait en plusieurs contrées un plat succulent qui, dit M. Barth, n*a d'autre inconvénient que d'exiger beaucoup de beurre. Le sorgho n'a pas moins de quinze pieds de haut.. Les nombreux komadugus auxquels les débordements périodiques du lac donnent naissance fournissent des quantités de poissons considérables que les naturels font sécher, et qui forment un objet de commerce assez important. Toutefois le natron que produisent les bords du lac, et le sel extrait des cendres lessivées du cap-