FAUNE DU SOUDAN
paris sodata, sont la principale ressource de la contrée. Le sol et le climat ne sont pas moins favorables aux animaux qu'aux, plantes* Un jour les voyageurs Grent la rencontre de tout un troupeau d'éléphants qui s'avançait lentement, en bon ordre comme une armée; sur le front marchaient les mâles, reconnaissables à leur taille; cinq 4'une grosseur énorme dirigeaient lamar* che ; à peu de distance suivaient les jeunes et les femel« les. Un de ces animaux sentit les voyageurs, et aussitôt plusieurs éléphants soulevèrent avec leur trompe des flots de poussière. Us n'étaient pas moins de quatre-vingtseize. Les autruches, les gazelles, se montraient en grand nombre; le soir on entendait les rugissements des lions et d'autres bêtes féroces. Une pauvre jeune fille, de la race des Buddumas, qui avait été enlevée pour les plaisirs du vizir Haj-Beshir, car l'escorte des voyageurs avait reçu ordre de ne pas oublier son rpusée ethnologique, s'échappa une nuit; le lendemain, en la cherchant, on ne trouva plus que ses vêtements en lambeaux, les bêtes
Féroces l'avaient dévorée. Dans une des marches précédentes, en approchant d'un gerreah touffu, les voyageurs s'étaient trouvés en face d'un serpent long de dix-huit pieds sept pouces et de cinq pouces de diamètre; l'animal était suspendu aux branches de l'arbre; plusieurs coups de fusil l'abattirent, on lui coupa la télc, et les nègres l'ouvrirent pour en extraire la graisse, qu'ils disent être excellente. Il va sans dire que les insectes abondent, et les riches herbages qui sollicitent au repos