‹ L'Afrique nouvelleChapitre 155 sur 265 · SOKOTO ET VOUR.NO · texte numérisé non relu

SOKOTO ET VOUR.NO

miroirs, des rasoirs, des ciseaux, des aiguilles, et quelques autres de ces objets qui, vulgaires en Europe, acquièrent une importance et un prix considérables en pénétrant dans te centre de rAfrique. Le voyageur reçut en échange le présent d'usage, consistant en têtes de bétail, et de plus cent mille de ces petites coquilles appelées cauris, dont, à Sokoto, sept environ équivalent à un centime.

Après cette entrevue satisfaisante, Témir et le savant européen se séparèrent : le premier s* en allait vers le Mariadi châtier des tribus rebelles, le second se préparait à prendre quelque repos dans la capitale de l'empire des Fellani. Cette capitale est encore Sokoto, mais une rivale s'élève à ses portes même et menace de la détrôner : c'est une résidence impériale qu'on appelle Yourno, et qui compte en ce moment douze ou quinze mille habitants. Plus d'une fois déjà nous avons dit avec quelle rapidité naissent et meurent les villes africaines ; Sokoto et Yourno paraissent devoir fournir un prochain exemple de ce fait. Au temps d'Oudney et de €lapperton, il n'était question que de la première : c'était une de ces villes à large surface, entourées de murs et semées de maisons à terrasses et de cabanes formant des rues irrégulières dontKatsena, Kano et plusieurs autres nous ont fourni plus d'un spécimen. Son origine ne remontait pas à une haute antiquité ; son nom parait si^ gnifier en langage fellani le mot haltej et en effet les conquérants de ces pays la bâtirent vers 1805, après

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