‹ L'Afrique nouvelleChapitre 160 sur 265 · LE TOMBOUCÏOU DU FRANÇAIS CAILLIÉ · texte numérisé non relu

LE TOMBOUCÏOU DU FRANÇAIS CAILLIÉ

épreuves et de quels périls ce voyageur, qui fait tant d'honneur à la France, vit la mystérieuse et terrible cité aux portes de laquelle le major Laing, Tun des Anglais les plus intrépides qui se soient voués à Texploration de l'Afrique, venait de trouver la mort. Ce qu il fallut à noire compatriote d'abnégation, décourage et de patience, tous ceux qui ont tenu dans leurs mains sa relation de voyage, simple et modeste, le savent. Cette relation cependant, par une injustice ou une aberration d'esprit singulière, devait élre traitée de fable par quelques géographes, et la bonne foi d*un des voyageurs les plus sincères devait être quelque temps suspectée. Mais M. Barth, avec la franchise qui accompagne le véritable mérite, a rendu justice à son devancier et porté témoignage de sa véracité. c< Je proclame, écrivait-il à son rec( tour deTombouctou, M. RenéCailliéun des plus sincères « voyageurs; certainement ce n*était pas un homme scientf tifique, mais sans instruments, avec les moyens les a plus faibles possibles, il a fait plus que personne n'eût « pu faire dans des circonstances semblables. »

Voici le tableau que les deux voyngeurs, chacun de son côté, font de la ville : « Elle forme, dit Caillié, une espèce de triangle ; les maisons y sont grandes, peu élevées, et consistent seulement en un rez-de-chaussée. Elles sont construites en briques de forme ronde, pétries et séchces au soleil. Les rues sont propres et assez larges pour^y laisser passer trois cavahersde front... Celte ville renferme trois mosquées, dont deux grandes, qui sont

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