‹ L'Afrique nouvelleChapitre 161 sur 265 · TOMBOUCTOU D'APRÈS BARTH · texte numérisé non relu

TOMBOUCTOU D'APRÈS BARTH

surmontées chacune d'une tour en briques. Elle est située dans une immense plaine de sable blanc et mouvant sur lequel croissent seulement de maigres arbrisseaux rabougris... Elle peut contenir dix ou douze mille habitants, tous cpmmerçants; il y vient souvent aussi beaucoup d'Arabes en caravanes, qui en augmentent momentanément la population. » Lorsque, à son tour, M. Barth a séjourné à Tombouctou, il y a trouvé une population d'environ vingt mille âmes. « La ville, dit-il, est déforme

triangulaire : les maisons y .sont bftlies en terre ou en pierre, la plupart avec des façades assez bien travaillées. Son marché, vanté comme le centre du commerce des caravanes de l'Afrique septentrionale, est moins étendu que celui de Kano, mais les marchandises y paraissent être de qualité tsupérieure. Le pays où cette ville est située se trouve sur les confins du désert de Sahara, et lui ressemble par la sécheresse et la stérilité, excepte du côté du lleuve, où le sol prend une apparence plus fertile. »

Des faits historiques que nous venons de retracer sommairement, on peut conclure que Tombouctou a décliné en puissance depuis le seizième et le dix-septième siècle. Kano comme toarché, Sokoto comme centre politique, ont en partie hérité de son ancienne splendeur, toutefois, telle qu'elle demeure, elle est encore une des grandes cités du Soudan ; on sait que le gouvernement rançais a proposé une récompense au voyageur qui y entrera en allant de l'Algérie au Sénégal ou réciproque-

n > et il serait heureux en effet qu'on pût la relier un

Page 1