LE ROT DE GHOA
ils se divisent en plusieurs corps et cherchent à envelop* per rennemi; leur attaque est impétueuse, mais, une fois repoussés, ils ne savent pas se rallier et s'enfuient en désordre. Le roi de Choa (partie de FAbyssinie qui confine aux pays gallas), Sablé- Sallassi, auprès duquel M. Rodietfit, dans trois voyages consécutifs^, un séjour de quelque durée, était constamment en guerre avec eux ; son but était de les assujettir à une redevance et de les convertir au christianisme. Ce roi, favorisé par les divisions de ses adversaires, a remporté de nombreuses victoires, sans cependant atteindre de grands résultats : les tribus vaincues se retirent devant lui et s'enfoncent plus profondément dans les vastes régions inexplorées qui, de l'Âdel, de la côte d'Ajan et de Zanguebar, s'étendent jusqu'à la rive droite du Nil Blanc.
Depuis ces voyageurs français, quelques autres encore ont visité la Nubie et l'Abyssinie. En 1857, un officier allemand, le comte de Thureïm, s'est rendu de Suez à Massoua dans le dessein d'explorer le Tigré ; mais la guerre civile qui désolait en ce moment FAbyssinie le força à limiter ses recherches à la partie septentrionale de cette région. Il gagna Khartoumetdelà pénétra dans l'Amhara. Il visita Mensa et Këren, localités principales des tribus bogos. La seconde est le siège d'une mission catholique qui parait assez prospère. La population du district *de Wasinta est moitié catholique et moitié mu-
* M. Rocbel est mort en 1854 consul de France à Djeddah.