TRIBUS DES BODLOUX ET DES PAHOUINS
c*est une famille qui tend à disparaître, anéantie par sa passion elTrénée pour les femmes. Ils ne travaillent pas, et chaque indigène passe sa vie au milieu d'un troupeau féminin. Dans un de leurs villages, il ne reste que quatre hommes qui se partagent trente-neuf femmes. Leur population totale est réduite à trois mille individus. Les Akalais, au nombre de soixante mille, s'étendent sur les rivières Bogoé et Oulombo-Empolo. Ils sont plus noirs que les Bouloux. Ils se font continuellement la guerre entre eux de village à village et s'enlèvent leurs femmes. Ils sont d'une habileté remarquable sur l'eau et font assez volontiers avec les étrangers le commerce de l'ivoire et de la cire. La base de leur nourriture est la banane et le poisson; ils prennent et mangent le lamentin, hôte abondant de leurs rivières. Sa chair est, dit-on, succulente en mars et en avril. Ils en conservent des provisions fumées. Ils consomment aussi beaucoup d'ignames etde crevettes. Pour préparer leurs mets ils emploient l'huile de palme et d'odika, sorte de chocolat huileux contenu dans une noix que produit un arbuste à fleurs blanches et à feuilles pointues.
La peuplade des Pahouins ou Faons est la plus nom* breuse et la plus importante de tout ce pays. Ils habitent depuis les montagnes de Cristal, le long de la rivièire
^oni) et sont la terreur de toutes tes autres populations, s sont braves et agressifs ; ils se servent de sagaies et
mmencent à avoir des armes à feu. Avec la peau de ^ ep ant ils se font des boucliers. Beaucoup d'entre