‹ L'Afrique nouvelleChapitre 177 sur 265 · LE MISSIONNAIRE W! ELLIS · texte numérisé non relu

LE MISSIONNAIRE W! ELLIS

religieux et commerciaux qui celte fois le guidaient et lui faisaient rechercher avec tant d'insistance son admission à la cour hova? Il semblé perq^^is d'en douter ; mais, alors même que le missionnaire voyageur n'aurait pas cru devoir mettre le public dans la confidence complète des négociations qui pouvaient lui être confiées, sa relation telle qu'il nous l'a donnée n'en est pas moins très -intéressante : elle nous transporte au cœur de l'île, offrant à la fois un spectacle curieux et un nouveau sujet d'étude sur des races assez différentes de celles que nous avons vues jusqu'ici ; elle nous permet de nous arrêter encore au grand problème de l'avenir et de la destinée des peuples sauvages ; enfin elle nous fournit, au milieu des détails de la narration, d'utiles éléments pour rechercher quelle part d'influence peut être réservée sur cette terre hostile à la France et à l'Angleterre.

M. William EUis quitta l'Angleterre en avril 1853. Au cap de Bonne-Espérance, il s'adjoignit un compagnon de voyage, M. Caméron, missionnaire comme lui, auquel un long séjour dans l'île avait rendu la langue malgache familière , et tous deux débarquèrent, au mois de juin suivant, à Port-Louis , capitale de Maurice. Voici quel était à ce moment l'état de Madagascar. Vers 1816, le chef hova Radama avait réussi à dominer la plupart des tribus indépendantes qui se partageaient l'île; puis il avait conclu avec l'Angleterre un traité par lequel il abolissait la Iraite et admettait les missionnaires, à la condition qu'on lui servirait une subvention annuelle en armes et

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