‹ L'Afrique nouvelleChapitre 182 sur 265 · POPULATIONS DE LA COTE A MADAGASCAR · texte numérisé non relu

POPULATIONS DE LA COTE A MADAGASCAR

plurent à leur faire les honneurs. La ville, qui compte environ trois mille âmes, a un aspect assez chétif; les demeures, à Texception de celles des dignitaires et de quelques résidents étrangers, sont généralement misérables. La plupart des habitants appartiennent, ainsi que ceux de ce littoral, à une tribu betsimasaraka, race robuste et laborieuse, qui fournit en grand nombre des artisans et des laboureurs. Ils sont dominés par les Hovas, qui, débordant des montagnes de Tintérieur vers le commencement de ce siècle, se sont répandus en conquérants sur les rivages. Ceux-ci déploient beaucoup d'activité, d'énergie, et exercent une autorité despotique. Ils ne répugnent pas au commerce, et se plaignaient de ce que le riz et le bétail étaient tombés à vil prix par suite de l'interruption des relations extérieures. Les Américains avaient hérité du commerce anglais et français ; mais le chiffre de leurs affaires était insuffisant, parce que les États-Unis fournissent en abondance les mêmes produits que l'île.

Toutç la population de cette côte, vainqueurs et vaincus, semble intelligente et industrieuse ; il n'est pas rare de voir des indigènes parlant l'anglais ou le français ; la plupart aiment à s'entretenir de l'Europe et de l'Amérique; quelques-uns déplorent l'expulsion des missionnaires, la fermeture des écoles et la proscription du christianisme, que Ranavalo a essayé d'étouffer dans le sang, ce qui n'empêche cependant pas son fils, le prince royal,

Rnkout-Radama, de témoigner un grand penchant

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