POPULATIONS INDIENNE ET CHINOISE
C'est aussi rarchilecture française qui prévaut dans la ville pour les habitations de la classe aisée; les maisons, protégées par des verandahs ou des ouvrages en treillis, sont de pierre colorée en jaune et forment des rues bien alignées, arrosées par des courants d'eau fraîche et ombragées par des arbres des plus rares essences tropicales. De loin en loin s* ouvrent quelques jardins où la passion des habitants de Tile de France pour les fleurs se manifeste par d'admirables produits. Non loin du lieu de débarquement se lient le marché, véritable bazar où sont accumulés les produits du monde entier. Il occupe deux larges carrés recouverts et coupés chacun par une grande rue. Dans Fun sont accumulés les fruits, les végétaux, les oiseaux les plus variés et les plus riches de la création, tous les légumes, ceux de France, de Tlnde et du Chili. Les marchands sont généralement des coolies; on les voit accroupis à terre ou perchés sur des tabourets, les jambes crpisées. Dans le même marché se vendent encore les ouvrages de cuivre, de vannerie, les meubles, la coutellerie, la mercerie, l'orfèvrerie, la parfumerie. En face, dans l'autre marché, on trouve le pain, le poisson, les crustacés, la viande; les bouchers sont Indiens, à l'exception des marchands de chair de porc, qui sont Chinois. Ce bazar, surtout le matin, est encombré d'acheteurs. Un autre spectacle, également curieux par sa diversité, est celui que donne la Société d'agriculture des arts et sciences de Maurice dans son exposition annuelle, qui se tient ordinairement à la Gn