‹ L'Afrique nouvelleChapitre 189 sur 265 · Î9S LBS MARCHANDS CHINOIS ET MALABARS · texte numérisé non relu

Î9S LBS MARCHANDS CHINOIS ET MALABARS

de riiiver, co septembre. On y voit tous les produits, depuis les machines anglaises jusqu'aux ouvrages délicats en fibres et en feuilles de cocotier qui sortent des mains des Japonais, des Cochinchinois et des insulaires de l'Océanie ; mais le principal olyçt du commerce de Maurice, celui qui en fait la richesse^ c*est le sucre : cette petite île n'en exporte pas moins de 220 millions de livres par an; c*est la cargaison de trois cents bâtiments de 500 tonneaux . Les quartiers malabar, chinois et créole ont une physionomie tout à fait différente de la ville principale. Les maisons et les boutiques y sont généralement de bois; les vastes magasins y sont remplacés par des échoppes où se vendent au détail toutes sortes de marchandises. Les coolies sont en possession d'un grand nombre d'industries ; cependant les Chinois commencent à leur faire concurrence, et ils ont déjà pris le monopole de Tébénisterie. Le marchand chinois est bien plus actif, bien plus empressé que le marchand malabar : celui-ci se tient indolemment assis, les jambes croisées, au milieu de sa boutique ; autour de lui, les marchandises s'amoncellent en pyramides, et pour servir ses chalands la plupart du temps il n'a qu'à saisir, sans se lever, les objets à portée de sa main. Il n'est pas absolument rare de voir un de ces indolents vendeurs répondre à la demande d'un article : « Là-haut, dans cette pile ; mais il fait trop chaud pour l'y aller prendre. » Les tailleurs elles cordonniers, coolies^ travaillent accroupis et se servent de leurs orteils pour tenir l'étoffe ou le cuir avec une étonnante dexté-

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