‹ L'Afrique nouvelleChapitre 191 sur 265 · AVEC MADAGASCAR · texte numérisé non relu

AVEC MADAGASCAR

session d*aucune place, d'aucun port dans les limites de File, et d'acheter des produits dont l'exportation était défendue. Les droits sur les objets importés et exportés étaient Gxés à 10 pour 100. A ces conditions, la réouverture du commerce était accordée, et la reine consentait à ne pas rétablir la traite et la vente extérieure des esclaves, supprimées par Radama. La lettre contenait en outre ce passage : «... Un certain Européen français a pris possession d'un lieu à Ibaly, où il a élevé une maison, un magasin, et dont il a fait un port pour les vaisseaux. Nos officiers sujpérieurs ont été envoyés pour l'expulser et le renvoyer par mer. Nous ne le tuerons pas, mais sa propriété sera confisquée parce qu'il a pris possession d'un port, et nous ne promettons de l'épargner que si lui-même ne tue aucun soldat, car alors ceux-ci pourront le faire périr. Nous avons voulu vous prévenir de ce fait pour que vous n'ayez pas à dire : Pourquoi, quand le commerce vient d*étre rouvert, détruisent-ils encore des propriétés d'Européens? »

Peu de temps après, en signe d'une entière bonne intelligence, l'autorisation vint de faire enlever et d'enterrer les ossements anglais et français qui blanchissaient devant Tamatave. Ce furent les Français de Sainte- Marie, prévenus les premiers, qui eurent le mérite d'enlever ce hideux trophée et de rendre à nos compatriotes les honneurs tardifs de la sépulture. Voyant les circonstances si favorables, M. EUis tit les préparatifs de son second voyage, et envoya en mai 1854 une lettre aux

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