‹ L'Afrique nouvelleChapitre 208 sur 265 · CROYANCES MALGACHES · texte numérisé non relu

CROYANCES MALGACHES

de ce côté, ont contribue à peupler Madagascar. Un même mot vague sert à désigner la Divinité, les phénomènes surnaturelset tout cequi passe l'intelligence, le mot zanahary; plus d'un indigène le prononça en contemplant les merveilles de la photographie et du télégraphe électrique. En Tabsence de divinités bien définies, les chefs ont revendiqué pour eux-mêmes les hommages de la piété publique, prétendant tenir de leurs aïeux un caractère sacré. Ce fait explicpie la violence des persécutions qui ont frappé le christianisme ; or reprochait à la fois à ses adhérents de trahir l'autorité royale et de renier leurs ancêtres : ex Que ces étrangers, disaient les Malgaches rebelles à la religion chrétienne, en parlant des missionnaires, gardent leur ancêtre le seigneur Jésus et qu'ils nous laissent adorer les nôtres. » Aux Arabes, qui ont sillonné Madagascar aussi bien que l'Afrique entière, les indigènes ont emprunté quelques pratiques, par exemple la circoncision, sans s'arrêter à aucun des principes fondamentaux de l'islamisme.

A mesure qu'on approchait de la capitale, les indices de la conquête et de la puissance des Hovas étaient plus apparents. Les villages de cette population belliqueuse et dominatrice étaient perchés sur des hauteurs et en tourés de fortifications comme nos manoirs féodaux du moyen âge. Dans les champs, la culture semblait plus généralement abandonnée aux esclaves. L'esclavage, trèsrépandu dans l'île, n'a pas semblé à M. Ellis aussi op-

- qu on pourrait le croire : c'est une espèce de

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