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ENTREVUE AVEC SA MAJESTÉ RANAVALO

royale et rhéritler de Prusse. Elle demanda si la reine dansait dans son palais, et si M. Ellis lui-même avait l'habitude de danser.

De son côté^ le prince s'informa delà dernière guerre, de la quantité de troupes qui avaient été engagées, du nombre des morts'; il s'enquit des chances de durée que pouvait avoir la paix ; puis la musique entonna le God save the Queerij le Rtde Britannia et le Grenadiers March. La collation achevée, on se leva pour faire un tour de promenade dans le jardin. Le prince accompagnait la princesse, le secrétaire de la reine donna le bras à la fille du prince Ramonja, et M. Ellis offrit le sien à une des ladies de la reine, belle femme richement vêtue. La fête se termina par des danses ; on causa encore de la France, de Tltalie, de l'Allemagne; puis le prince reconduisit avec beaucoup de courtoisie la princesse à son palanquin et remonta dans le sien.

Ces visites royales et ces fêtes n'étaient que le prélude de l'entrevue dont le voyageur allait être honoré par la reine. Quand celle-ci jugea qu'elle était restée aussi longtemps invisible que le comportait sa dignité, elle fit prévenir officieusement M. Ellis, par un de ses amis hovas, de se préparer, dans la journée du 5 septembre, à paraître devant elle, de revêtir par conséqiient son costume de cérémonie, et de se munir d'un souverain et d'un dollar.

M. Ellis mit son habit noir; mais l'ami chargé de servir d'intermédiaire ne le trouva pas assez bien vêtu.

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