‹ L'Afrique nouvelleChapitre 22 sur 265 · PEUPLADES DU NIL BLANC · texte numérisé non relu

PEUPLADES DU NIL BLANC

hippopotames et aux crocodiles; les Chelouks, dont les fenfimes vêtues de fourrures noires portent à la cheville un anneau de fer, et chez lesquels existe, comme chez beaucoup de peuplades de cette partie de TAfrique, la singulière coutume de s'arracher quatre dents sur le devant de la bouche ; les Novers ou Nuvirs, remarquables par la chevelure longue et rouge qui les distingne des autres noirs de cette région, virent successivement passer les barques égyptiennes. L'expédition continua à remonter le fleuve en traversant le territoire des Kyks, tribu la plus considérable et la plus puissante des bords du Nil Blanc, puis des Bunderlehyals et des Heliabs. En cet endroit, le Nil a une largeur de trois milles; il coule sur un fond de vase et de sable, et les ilôts qui ralentissent son cours sont peuplés de crocodiles. Sur la rive droite se trouvent des bois en assez grande abondance; la rive gauche est couverte de joncs et de broussailles. Un peu plus loin, le fleuve se partage en deux bras; celui qui court à l'orient est de beaucoup Je plus large et le plus considérable; il n'était cependant pas assez profond pour les bâtiments égyptiens, et Sélim fut obligé de redescendre après élre parvenu enlre les 5® et 6* degrés. Cet intéressant voyage ne fut que le prélude d'une expédition plus considérable que Méhémet-Ali confia, en 1841 , à un ingénieur français, M. d'Arnaud, qui, ainsi que beaucoup d'autres de nos compatriotes, se trouvait au service du vice-roi d'Egypte. Cet officier remonta le fleuve usqu' au 4'' 42' de latitude nord. A la nomenclature des

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