LES TRIBUS BARY
tribus précédemment reconnues il ajouta celle des Behrs ou Bary, peuplade considérable et belliqueuse qui habite une bande de territoire resserrée entre le fleuve et une longue chaîne de montagnes. Des maisons en chaume sont le seul refuge que les Bary aient imaginé de se construire contre les pluies diluviennes de Téquateur. Hommes et femmes vont également nus, des anneaux de fer et d'ivoire composent toute leur parure. Les femmes cependant portent sur les reins, dans les grandes occasions, une peau tannée, et en dessous un pagne en fil de coton frotté d'une ocre rouge dont les guerriers ont la coutume de s'enduire tout le corps. Les jeunes filles, dit M. d'Arnaud, portent seules un vêtement qui consiste dans un pagne si souple, qu'il dessine toutes les formes de leur corps. Quelques morceaux de drap rouge, des verroteries de toutes couleurs et une grosse cloche, dont les tintements semblaient une musique délicieuse aux oreilles de ces barbares, furent offerts par notre voyageur au chef de la tribu, et ces présents le comblèrent de joie.
Après M. d'Arnaud, un savant religieux, dom Ignace Knoblccher, chef delà propagande autrichienne à Khartoum et sur le Nil Blanc, est parvenu, en 1848, à un demi-degré plus avant, et il a constaté que le Nil quittait en cet endroit la direction de l'est pour reprendre celle du sud; de plus les Bary lui ont affirmé que le lit du fleuve se prolongeait bien loin au delà de leur pays du côté de Téquateur. Enfin M. Brun, Européen .d'origine sarde.