LA VILLE DE MONBOVIA
quand les convois de noirs émancipés arrivèrent pour prendre possession du sol qui venait d*ètre acquis, quand ils se mirent à abattre les grands bois qui couvraient ce littoral pour bâtir les premières huttes de la ville nouvelle, plusieurs chefs indigènes se jetèrent sur eux à la tcte de leurs tribus pour faire acheter leur amitié. Tout en défrichant^ (out en construisant, il fallut combattre.
De 1822 à 1829, il y eut ainsi une période de difficultés sans cesse renaissantes qui. ne furent surmontées que par l'énergie, la persévérance et le dévouement des agents de colonisation, notamment de J. Ashmun, homme de couleur qui succomba en 1828 aux fatigues de la tâche qu'il s'était imposée. Du moins ce fondateur du Libéria put-il voir en mourant que sa peine ne serait pas stérile, car à cette date commençait à s* élever sur le cap Mesurada, avec des maisons de pierre, des chapelles, des écoles, un hôpital, un petit fort, une véritable ville à laquelle fut donné le nom de Monrovia, en Thonneur du président Monroë, qui s'était montré un des plus chauds partisans de la Société de colonisation.
Désormais l'existence du Libéria était assurée; une imprimerie fonctionnait à Monrovia et y fondait le Libéria-Heraldt organe des intérêts coloniaux, qui depuis n'a pas cessé de paraître. Des missionnaires américains avaient visité la jeune colonie et constataient la moralité des noirs et leur louable émulation à bien faire; parmi les nègres libres des États-Unis, tous ceux qui avaient la force de secouer Tindolence native et qui sentaient