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HISTOIRE DE L ISTHME. — LES CALIFES

le Nil fut rapproché du Caire, alors Babylone, pour accroître la pente et le volume des eaux qui devaient Taiimenter, et il subsista pendant un siècle et demi sous le nom de canal du Cammandenr des ci^oyant». Ces travaux furent insuffisants encore à le protéger contre les sable» qui Tavaient tant de fois détruit, ie ealife Almanzor y fît interrompre la navigation pour empêcher qu'on ne portât des vivres à Mohammed^ben-Abdoullah, chef des Alide» révoltés en Arabie, Tan 762 de notre ère. L'œuvre restaurée par Omar fut tellement anéantie, les vestiges de €anal s*effacorent si complétemfent que son existence a pu être disculée et qu'elle serait demeurée incertaine san» les textes et les traditions de Tantiquité»

Il semble cependant que cette ruine n'ait pas été complète encore au sixième siècle de notre ère. Un texte de Grégoire de Tours rapporte qu'à Textrémilé d'un bras de la mer Rouge qui se terminait en étang se trouvait une ville appelée Clysma, bâtie dans ce coin reculé, non pour la fertilité du sol, car il n'en est pas de plus stérile, mais à cause de l'opportunité de son port, qui reçoit les marchandises de l'Inde et les distribue par toute l'Egypte. Il est vrai que notre chroniqueur n'établit pas précisément que ces marchandises naviguassent de la mer Rouge jusqu'à la Méditerranée.

Nombre de pèlerins, à ces temps du moyen âge, venaient visiter l'étroit passage qui de l'Egypte mène en Palestine; ce qu'ils y venaient chercher, ce n'étaient pas les vestiges du canal qui avait uni deux mondes ; ils vc-

mu mSTOlUE DE L'ISTHME. - i^*^^ ,

d'aciomplir son œuvre, il écoula l^s ^y

(]ui vinrent lui dire que les eaux ^. i

supérieures de précipiteraient t fertiles, boulevi l'Égyple sous un Darius, fils d't vrit le canal, et renl à travers li commerce, l'f|^1 vieil Hérodoy/|r merveille!

«lien, Cet»

voyages, y hors, tl' trajet pas'

■■"«n lui ttccor- ..uer et de diriger u„e ..ent de l'isthme de Suez .lavigation se reliant au Nil. Le vice- .ment que la concession devait être rati eultan. Pendant deux années le temps se n nôgociaUons pour obtenir cette concession à ^^uelle l'Angleterre, jalousement cachée derrière le suU «n, s'opposait. Voici quelles étaient les objections de tord Palmerston ,qui s'est fait avant tous le défenseur de cet esprit d'exclusion : influence exclusive, presque occu pationide i'Égyple par la France ; indépendance de l'Egypte par rapport à la Turquie ; menaces pour les Indes anglaises; impossibilités matérielles, ruine complète des actionnaires.

Il était sans doute très-tonchant de voir l'Angleterre prendre tant à cœur les intérêts des actionnaires. Hais M. de Lcsseps est en train dans ce moment même de

vo\ ï 4 ^-

-1 le par des capitaux français.

^Ui,

'^^ ^Ut acquis et expédié en Afrique avelu^^'"

^ ^eT^^t\nel d^ingénieurs, d'adminislraleura'^^'''"

^^ V^^ gouvernement français, qui jusque-là s^èiaU

w^^^ gOt^^^ement neutre, voyant de grands inlérêls na

^^^ ^1,% engagés, crut devoir veiller à leur protection

^^^ ^« ^ de Lesseps ouvrit les travaux avec solennité, 1

^5avriH859.

^lors intervint la guerre d'Italie ; la Porte, au début

c rapprocha de TAnglelerre, se montra de plus en pic liostile aux projets de la France. L'Angleterre envoya s flotte à Alexandrie. Cependant les travaux continuèrer comme études préparatoires. Survinrent lespréliminaire de Yillafranca ; cette nouvelle rattacha le sultan à 1

France, et l'escadro anglaise quitta avec un vif désappoir

temenl Alexandrie, pour retourner à Malte.

Mais voici que, sur un retour offensif de sir Bulwer, I

vice-roi déclare absolument, le 1" novembre, qu'il s'o[

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