‹ L'Afrique nouvelleChapitre 40 sur 265 · LA VILLE DE PANGANI · texte numérisé non relu

LA VILLE DE PANGANI

carte détaillée et précise de son voyage ne déterminera pas la place respective que chacune d'elles occupe, il sera inutile de reproduire ces noms, qui jusqu'ici étaient pour la plupart inconnus.

Après avoir obtenu de Kméri, en dépit des magiciens, l'autorisation d'établir une mission dans TOusambara, le docteur Krapf reprit la route de Rabai-Mpia par les montagnes defiondeï. Il traversa le village de Mombo, vit des cantons riches en bananes et en cannes à sucre, franchit le désert de Kérenghé, couvert de hautes herbes, la montagne de Handeî, et arriva au village de ce nom, puis à celui de Djoumbi, et enfin à Pangani, bâti' au oiilieu de plantations de cocotiers, de riz et de maïs, et composé principalement de cabanes en pieux couvertes de feuilles de cocotier, mais où un petit nombre de maisons en pierres s'aperçoivent cependant cà et là. Il s'embarqua pour Mombas,où il aborda le 14 avril 1852, et quelques jours après il se trouvait à Kisuludini, où la nouvelle maison des missions a été bâtie. L'année suivante, le délabrement de sa santé, causé par les fatigues qu'il avait endurées dans ses voyages, le força de revenir en Europe, d'où il est retourné depuis en Abyssinie. Quant à M^Rebmann, il est resté à la côte orientale d'Afrique. Plusieurs communications ont fait savoir à l'Europe que ce missionnaire et un nouveau collègue, M. Ehrardt, avaient eu connaissance de l'existence d'une nappe d'eau d'une étendue de 10 degrés en longueur et de 6 environ en largeur, à laquelle les indigènes donnent, entre autres

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