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LES VOYAGEURS MORTS SUR LE NIL

noms, celui de Uniamesi, et qui serait une immense prolongation de ce lac Nyassi ou Maravi, dont l'existence a longtemps paru douteuse, et dont la position est toujours demeurée incertaine. Une carte détaillée d'une partie des rivages de cette mer a été envoyée en Europe

par M. Ëhrardt.

Depuis ces expéditions sur le Nil supérieur, d'autres voyageurs se sont portés de Khartoum, qui est devenu le centre et le point de départ des explorations sur le fleuve et sur ses affluents, mais sans résultat jusqu'ici complet en ce qui concerne la découverte des sources du Nil. Ces voyageurs ont eu le malheur, presque tous, de payer de leur vie les généreux efforts qu'ils faisaient pour étendre la limite de nos connaissances. M. Brun RoUet est mort à Kliarloum, au moment où il s'apprêtait à poursuivre ses utiles recherches; un autre voyageur, comme lui Piémontais, M. Vaudey, qu'un long séjour dans ces hautes régions avait préparc aux fatigues de ces voyages, a été tué par les indigènes sur les bords du Nil, qu'il remontait. Un Français^ M. de Malzac, qui s'était fixé depuis quelques années à Khartoum pour y faire particulièrement le commerce de l'ivoire, a succombé aux cruelles fièvres de ce climat, au moment ou il s'apprêtait à repartir vers les hautes régions du Nil Blanc. Un autre Français, le plus expérimenté, le mieux aguerri de tous, a succombé également, et sa perte est un grand deuil pour la science géographique, c'est M. le docteur Peney, depuis longtemps fixé en Nubie*

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