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PREMIÈRES TENTATIVES DE LIYJNGSTONE

très courageux touristes, MM^ Galton, Andersson, Oswell. . M. Livingstone est gendre dé M. MoiTat, que nous venons de montrer luttant avec \ine si infatigable perse* vérance contre les didGciiltés de son apostolat. Son beaupère, après avoir accompli une excursion au delà de rOrange, s*est fixé dans le pays des Bechuanas, et M. Livingstone lui-mcme a institué une stalioh religieuse plus au nord, sous le 25^ parallèle sud, aux con« fins du désert de Kalahari, en un lieu appelé Kolobèng. Vers 1848, ayant résolu de vérifier les assertions des naturels sur les fleuves et les lacs de Tintérieur du con* tinent africain, il s'aventura dans le désert à la tête d'une petite caravane ; mais Teau lui nianqua, et il fut obligé de revenir sur ses pas. Sur ces entrefaites, MM. Oswell et Mungo-Murray, deux de ces touristes que produit seule l'Angleterre, vinrent exprès de Londres pour s'associer à l'entreprise de M. Livingstone. Le l"juin 1849, les voyageurs partirent de Kolobèng avec une caravane de bœufs et de chevaux conduits par des nègres. Ne jugeant pas possible de traverser le désert, ils prirent dans Test par le pays de Bamangwato, contrée sablonneuse et aride dont la chctive population végète dans une affreuse misère. Ce pays toutefois n'est pas absolument, comme le désert, dépourvu de végétation et de verdure; les animaux sauvages qui Thahitent, élans, buffles, éléphants, girafes, y contrastent par leur puissante carrure avec le triste aspect de l'homme. Les rhinocéros seuls y paraissent rares. En quelques endroits,

74 LA RIVIÈRE ZOUGHÂ.

la nature, dans sa prévoyance, a remplacé par un végétal Teau qui manque. Ce végétal bienfaisant est, au dire de. M. Livingstone, une pelile plante qui ne sort de terre que de quelques pouces, et qui porte à un pied au-dessous du sol une racine assez grosse, de nature spongieuse, et pleine d'un liquide frais et pur.

Après plus d'un mois de marche, la caravane atteignit, à cent et quelques lieues de son point de départ, une belle rivière, dont la largeur variait de trente à cent mètres, et semblait se diriger de Touest à Test vers la mer des Indes. L'eau froide et douce de cette rivière doit provenir de la fonte des neiges ; la crue a Heu au moment de la saison chaude ; les habitants ignoraient la cause de cette crue périodique, mais ils assuraient que ce n'est pas la pluie, et ils ajoutaient que, dans un pays situé plus loin vers le nord, il y avait un chef qui, chaque année, saciifiait un homme et le précipitait dans la rivière, qui alors commençait à s'élever. Les voyageurs conjecturèrent que cette cérémonie barbare devait coïncider avec la fonte des neiges dans le pays montagneux où le fleuve prend sa source. Ce fleuve a reçu des indigènes le nom de Zougha. Ses bords sont couverts d'arbres inconnus dont les fruits soijt bons à manger, et de variétés énormes du baobab, ce géant de la végétation africaine que l'on retrouve sous l'un etl'autre tropique.

M, Livingstone et ses compagnons voulurent remonter le cours du Zougha : c'est ainsi qu'ils arrivèrent à une nappe d'eau qui, à cette époque de l'année (fin juillet).

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