RÉSULTATS DES VOYAGES
tnent; ils connaissent deux espèces de grains : Tune qui ressemble au doura égyptien, et un petit millet qui donne une bonne farine. Un des arbres particuliers à cette latitude africaine, le moschoma^ qui croit de préfé' rence au bord des rivières, donne un fruit qui, pilé et délaye dans Teau, olTre une saveur douce et agréable approchant de celle du miel. Le feuillage du mosch^ma est épais et de couleur vert foncé, et le bois sert chez les Bayéyés à la confection des canots et de divers ustensiles d'agriculture. — Au delà du pays des Bayéyés s* étendent de vastes plaines peu fertiles, où de loin en loin croissent quelques arbres. Cette solitude est presque entièrement abandonnée aux bêtes fauves; mais si on continue à remonter vers le nord, les lacs et les cours d'eau reparaissent, et le sol reprend sa fertilité.
Après de longues excursions dans toute cette région et un séjour de plusieurs mois sur les bords du N'gami, M. Andersson reprit le chemin deCape-Town par le pays des Namaquas et la vallée du Fish-River, afQuent de TOrange; de là il a rapporté en Europe le fruit de ses travaux. Son exemple et celui du chasseur Wahiberg, bien que ce dernier ait péri victime de ses dangereux exploits ont fait naître une noble émulation parmi ses compatriotes, et d'autres Suédois sont décidés à entrer à leur tour dans la voie des explorations africaines.
Si, après avoir suivi dans leurs recherches MM. Livingstone et Andersson, nous essayons de préciser le résultat de leurs travaux, nous trouvons, en dehors des