DE LIVINGSTONE ET FANDERSSON
détails géographiques, de la nomenclature deis tribus indigènes et des renseignements d*hi3toire naturelle, deux faits neufs et d'une haute imporlance : le premier c'est que, parnfïi les populations austro-africaines, il s'en tronye plusieurs, telles que les riverains du Chobé et du haut Zambèse, qui sont affables pour les Européens et aussi beaucoup plus intelligents qu'on ne l'eût pensé. Il est à remarquer que les naturels de ce continent sont ea général de mœurs bienveillantes et hospitalières partout où les mauvais traitements n'ont pas excité leur haine ou leur'défiance. Si certainesiribus du Mozambique et du Congo se montrent aujourd'hui si insociables, peut-être ne faut-il s'en prendre qu'aux marchands portugais qui entretenaient la discorde chez elles pourfavoriser la traite* Le second fait intéresse moins l'ethnographie que la géographie proprement dite. Naguère, lorsqu'on ne connaissait de rÂfrique du sud que le littoral, on imaginait qu'elle devait former du Congo au fleuve Orange et à la côte de Mozambique un plateau, une espèce de Sahara inculte auquel on parvenait par les rampes de la triple chaîne des Lupata, des montagnes du Congo et du Gap. Loin delà, on voit que ces montagnes dessinent un vaste bassin, que des lacs et des cours d'eau inondent et fertilisent, et qui fut peut-être autrefois tout entier sous les eaux. Cette supposition est en partie confirmée par la certitude récemment acquise que plusieurs lacs trèsimportants s'étendent de l'équateur vers le douzième parallèle sud.