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LES RAPPORTS FINANCIERS AVEC LA BELGIQUE

la prohibition absolue d'établir aucun droit d'entrée et privant, par le fait, l'État de la source la plus claire des revenus d'une colonie naissante. L'équilibre des finances fut assuré durant cette i)ériode par des libéralités personnelles du Souverain.

Mû i)ar le désir de ne demander aucun sacrifice financier au Trésor belge, l'État du Congo s'adressa à l'emprunt le jour où les ressources privées ne suffirent plus pour assurer son rapide développement. Il ne demanda que l'autorisation d'émettre en Belgique un emprunt du genre des emprunts de villes : ce qui fut accordé. Lorsqu'ayant à faire face à l'expansion de son œuvre, l'État sollicita une extension d'autorisation, l'idée d'une avance eut les préférences du gouvernement belge. La convention du 3 juillet 1890 régla les conditions de l'aide financière du Trésor belge. L'avance consistait en 5 millions, plus 2 millions annuellement pendant dix ans, moyennant faculté pour l'État belge d'annexer le Congo à cette échéance ou droit au remboursement par acomptes successifs en cas de décision de non-annexion.

A la suite des charges extraordinaires qui

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