I. — LA NAVIGATION MARITIMp
La navigation maritime entre l'Europe et le Congo a pris de remarquables développements.
Dès 1891, l'État et les sociétés commerciales entraient en arrangement avec un syndicat de lignes anglaises et allemandes, dans le but de faire partir directement d'Anvers pour Matadi un steamer le 6 de chaque mois. Quelques années plus tard, en 1895, se constituaient à Anvers, sous le patronage de ce syndicat, la Compagnie belge maritime du Congo et la Société maritime du Congo, par lesquelles fut assuré un service mensuel de navigation j^ar steamers voyageant sous pavillon belge. On conqrte aujourd'hui entre l'Europe et le Congo les lignes de navigation suivantes :
1° La Compagnie belge maritime du Congo; 2° V Empresa nacional de Navigaçao, de Lisbonne ; 3" les Chargeurs réunis, du Havre, et Fraissinet et C°, de Marseille (service combiné); 4° 1^ Woerman-Linie, de Hambourg; 5° YAfrican Steamship C° et la British and
African Steam Navigation C° (service combiné).
Des travaux de port importants ont été exécutés à Banana, à Boma, à Matadi. Plusieurs feux-signaux ont été installés à Tembouchure du Congo i)our en indiquer rentrée et les passes. Un service de pilotage a été organisé à Banana. Tout le bas Congo, de Banana à Matadi, a été balisé au moyen de bouées. Un di^agueur opère î)our Tapprofondissement de certaines passes, notamment celle de Matéba, en vue de Tépoque de rétiage. Un service régulier de vapeurs fonctionne sur le bas Congo et les bateaux de VEtat se rendent régulièrement à Landana, en correspondance avec la malle portugaise.
Le Bulletin officiel de VÉtat indépendant du Congo fait connaître tous les trois mois le mouvement des ports de Banana et de Boma. Ce mouvement, qui se chiffrait il y a quinze ans par un tonnage de 166,028 (entrées) et 163,716 (sorties) annuellement, atteint actuellement j^rès de 5oo,ooo tonnes.