LES MESURES CONTRE LES GUERRES DE TRIBUS
Les 2i5 stations disséminées actuellement dans presque toutes les parties de TÉtat font sentir partout leur action protectrice, arbitrale et pacificatrice. En même temps, Tinstitution des chefferies indigènes tend à grouper sous des autorités responsables,
(i) Bulletin du Comité de l'Afrique française, juin 1H97,
(2) Lettre au Times, 28 septembre i8<)7.
les populations qui ont entre ellçs des affinités. Elle substitue Tordre à ranarchie et aux rivalités de village à village avec leur cortège de cruautés, de meui^tres et de réductions en esclavage. Certes, il peut se présenter des cas de révolte dans lesquels remploi de la force — et d'une force énergique — par rÉtat soit nécessaire. Le devoir d*agir s'impose d'autant plus puissamment que le sort de toutes les entreprises européennes est. solidaire là-bas de celui de Tautorité. Ces situations sont communes à toutes les colonies. Les instructions du gouvernement à ses agents réglementent d'une manière sage et modérée l'emploi des mesures extrêmes. Elles exigent qu'il en soit rendu compte et l'applicaticm de peines disciplinaires ou judiciaires est i)oursuivie en cas de transgression des mesures arrêtées par l'autorité supérieure.
Il est facile de saisir, à la lumière des faits que nous venons de rappeler, par quels moyens et dans quelles mesures l'État a rempli son devoir relatif à la conservation des populations indigènes.