‹ L'Afrique nouvelle;Chapitre 182 sur 187 · LÉOPOLD r"" ET LA COLONISATION · texte numérisé non relu

LÉOPOLD r"" ET LA COLONISATION

La Belgique, depuis sa renaissance à l'indépendance, a eu cette providentielle fortune d'être gouvernée par deux Rois qui se sont efforcés avec une persévérance inlassable d'assurer une place honorable au pays parmi les nations, de développer toutes les branches internes d'activité qui peuvent concourir à la richesse publique et de ménager de nouveaux champs d'activité à l'énergie nationale.

En ce qui concerne spécialement la colonisation, il faut reconnaître que ce n'est j)oint de l'étranger que sont venus les obstacles à l'acquisition par la Belgique de possessions d'outre-mer. A diverses reprises, des encouragements du dehors ont été donnés à notre pays dans cet ordre. Mais il semblait

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que clans une question si importante pour l'avenir i)rospère de la nation, Tapatliie nationale confinât au marasme. Lliistoire des tentatives faites par notre premier Roi l)Our en triompher est i)eu connue. Les initiatives les plus nombreuses ont dû revêtir un caractère personnel et les charges ont dû en être privativement supportées par nos princes. Nous avons indiqué dans notre étude sur la Neutralité de la Belgique plusieurs entreprises qui ont reçu de l'État un appui aussi faible que momentané. Voici quelques faits qui sont du domaine de la publicité.

Eu 1841, il se forma eu Belgique, avec le concours du gouvernement, une société anonyme ayant pour but de fonder des établissements coloniaux dans TAmcrique centrale. Un établissement fut créé à Santo-Toma. L'entreprise ne fut ni soutenue suffisamment ni convenablement menée.

Après nombre d'essais moins officiels, tels que celui qui fut tenté au Brésil dans la province de Sainte-Catherine en 1844» nouvelle tentative en 1847 à Kansas (Missouri) et à Sainte-Marie (Pensylvauie). Cette dernière donna lieu à une convention signée par le ministre de l'intérieur.

Eu 1848, à la suite du vote de la loi du 18 avril, la Belgique acquit à la côte de Guinée, sur les bords du Rio Nuuez, la possession d'une

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région appartenant à des chefs indigènes. Elle devançait ainsi de trente-cinq ans les inises de possession semblables, sur la même côte, des Français, des Anglais et des Allemands. Cette acquisition donna lieu à deux conventions. La première, approuvée en 1848 par le gouvernement, fut remplacée dix ans après par un accord réglant les conditions dans lesquelles les Belges qui s'établiraient dans le pays pourraient réclamer les avantages stipulés par l'arrangement antérieur.

Par la force des choses, la niission du premier chef de la dynastie belge devait être une niission de constitution et de consolidation du pays. Les circonstances l'appelaient à être avant tout le Roi de la fondation nationale. 11 était réservé au second de nos princes de guider le pays dans la voie de Texijansion nationale.

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