‹ L'Afrique nouvelle;Chapitre 35 sur 187 · IIO LA LEGISLATION ET LES BIENS SANS MAITRES · texte numérisé non relu

IIO LA LEGISLATION ET LES BIENS SANS MAITRES

de profondes atteintes, dussent Tanarehie et la stérilité en résulter, de laisser les terres vacantes chez eux à la merci constante de l'occupation individuelle, bien plus, à la merci constante, — car on a été jusque-là — de l'exploitation éphémère et transitoire des fruits purement naturels du sol, contrecarnée ou non jmr la violence de concurrents de hasard, sans que le pouvoir ait le droit de i)rocéder à la disi)osition et à l'aménagement des terres vacantes, d'une manière conforme au bien i)ublic? Comment admettre cela, alors que tous conviennent que la colonisation d'une contrée dépend i)récisément de l'organisation du régime terrien et de la convenable utilisation du sol?

C'est d'ailleurs de pratique universelle et Bluntschli a i)u dire que le système qui attribue à l'Ktat les terres vacantes et sans maître est conforme aux idées germaniques et admis dans le monde moderne (i). Il est encore aujourd'hui de principe, en Angleterre et aux États-Unis, ajoute-t-il ailleurs, que les terres vacantes où se fondent les colonies nouvelles appartiennent à l'Ktat

(i) Droit internntionul codifié, liv. IV, n" 277, note.

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